Le metteur en scène : Marie Anne de Bertier,

nous parle :

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Interview :

Comment avez-vous choisi le lieu du spectacle ?

Le prieuré de Bray est un lieu rêvé pour un metteur en scène. Tout y est beau, varié, magique, c’est une source d’inspiration incroyable. Les grilles du domaine s’ouvrent tel un livre et l’histoire peut commencer …

Grâce à Laurent Sirot et Philippe L’Helgoualc’h qui m’ont accordé leur confiance, j’ai le grand bonheur et l’immense privilège de mettre sur pied le premier spectacle présenté dans ce lieu unique.

Quels étaient les objectifs du projet ?

Au départ nous nous étions fixés au moins deux objectifs : faire découvrir la magie du site, en présentant un spectacle en nocturne, à un public le plus large possible et d’y faire participer le plus grand nombre possible d’habitants de la région.

Alors pourquoi Peau d’Ane ?

Lorsque j’ai eu la chance de pénétrer dans ces lieux pour la première fois, il y a environ six ans, j’ai immédiatement visualisé une scène du film de Peau d’Ane réalisé par Jacques Demy. Je crois bien que c’est le premier film avec des acteurs vivants que j’ai pu voir. Comme pour toutes les petites filles de l’époque, Catherine Deneuve incarnait La Princesse par excellence et Jacques Perrin mon Prince Charmant. Mais ce qui m’a le plus frappé, c’est l’arrivée à la fin du film, en pleine époque Renaissance, d’un hélicoptère. Cette audace du réalisateur (que beaucoup jugent incongrue) m’a ouvert des portes, comme une révélation, celle qu’être metteur en scène, c’est avoir une véritable liberté d’interprétation. Je rassure les organisateurs, je n’ai rêvé ni hélicoptère, ni soucoupe volante à la fin du spectacle, quoi que !!!!

La cour basse du prieuré de Bray était le lieu idéal pour recréer cet univers.

Pourquoi choisir le conte en vers ?

Peau d’âne, c’est avant tout un conte en vers écrit par Charles Perrault. Le recueil des contes de Perrault s’inscrit d’ailleurs dans le programme de français du collège, voire même du baccalauréat.

L’idée directrice du spectacle Peau d’âne était de remettre le conte en vers à l’honneur en y associant la musique composée par Michel Legrand pour le film. Ce fut un long travail mais curieusement facile. Plus j’avançais et plus j’avais l’impression que la musique était écrite au rythme même de ce conte en vers.

Quelle était l’ambition de votre projet artistique ?

Faire découvrir, ou redécouvrir, cette histoire étonnante, permettre à ceux qui ont aimé le film, de replonger dans l’univers des souvenirs de leur enfance restés ancrés dans leur mémoire.

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