La législation concernant les "Monuments Historiques"

- La loi fondatrice du 31 décembre 1913
- Dossier d'inscription comme "monument historique"
- L'inventaire des monuments historiques
- Effets du classement à l'inventaire
- Effets du classement à l'inventaire supplémentaire
- Travaux sur les monuments historiques
- Le Patrimoine rural non protégé
- Les chantiers de jeunes bénévoles

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PROTECTION DES IMMEUBLES :

Champ d'application :
Aux termes de la loi du 31 décembre 1913 sur les monuments historiques et de ses textes modificatifs, les procédures réglementaires sont de deux types et concernent :

les immeubles dont la conservation présente, du point de vue de l'histoire ou de l'art, un intérêt public.
Ceux-ci peuvent être classés comme monuments historiques, en totalité ou en partie, par les soins du ministre de la Culture et de la Communication.

les immeubles ou parties d'immeubles qui, sans justifier une demande de classement immédiat, présentent un intérêt d'histoire ou d'art suffisant pour en rendre désirable la préservation.
Ceux-ci peuvent être inscrits sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du préfet de région.

Initiative :
La procédure tire son origine soit d'une initiative du ministre de la Culture et de la Communication, de ses services, ou du préfet de Région, soit d'une demande formulée par le propriétaire de l'immeuble ou par un tiers y ayant intérêt (collectivités locales, associations notamment). La demande d'une éventuelle application des dispositions de la loi du 31 décembre 1913 à un immeuble, ou partie d'immeuble, doit être accompagnée de renseignements sur la localisation précise de cet immeuble (référence cadastrale en particulier) et sur son histoire, ainsi que de quelques photographies (au moins une par façade). Cette demande est examinée par la délégation permanente de la Commission régionale du Patrimoine et des Sites, qui juge s'il y a lieu d'y donner suite et de constituer un dossier de recensement complet.

Mode de constitution du dossier :
Le dossier de recensement est réalisé par les chargés d'études documentaires de la conservation régionale des monuments historiques, le cas échéant en collaboration avec un spécialiste du sujet traité.
Lorsqu'il s'agit de vestiges archéologiques, le dossier est constitué par le service régional de l'archéologie.

Le dossier comprend :

une fiche documentaire donnant des renseignements détaillés sur l'immeuble (situation juridique et administrative, sources documentaires, historique, description normalisée) ;
différents documents annexes nécessaires à la connaissance de cet immeuble (fiche sanitaire, extraits cadastraux, plan, croquis...) ;
des photographies.

Instruction :
Chaque dossier est revêtu de l'avis des instructeurs territorialement compétents :

l'architecte des bâtiments de France,
l'architecte en chef des monuments historiques,
le conservateur du patrimoine chargé de l'inspection des monuments historiques.

Le dossier est ensuite soumis, pour examen, à la Commission Régionale du Patrimoine et des Sites (C.R.P.S.).

Cas d'inscription sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques :
L'arrêté d'inscription est signé par le préfet de région.
La décision d'inscription sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques peut être prise sans le consentement du propriétaire.

Cas de proposition de classement :
Dans un premier temps, le préfet de Région prend un arrêté d'inscription. Le dossier, muni de l'avis du propriétaire, est ensuite envoyé au ministère de la Culture et de la Communication, pour consultation de la commission supérieure des monuments historiques.
Celle-ci peut, soit proposer le classement, soit estimer suffisante l'inscription sur l'inventaire supplémentaire.
Dans la première hypothèse, et en accord avec le propriétaire, l'arrêté de classement est signé par le ministre. En cas de désaccord du propriétaire, le classement ne peut être prononcé que par décret en conseil d'Etat.

Notification et publication :
Tous les arrêtés de protection sont notifiés par le préfet du département au propriétaire, au maire de la commune et aux services intéressés. Ils sont également publiés au bureau des hypothèques et au Journal Officiel.

L'instance de classement :
Dans le cas où l'immeuble est menacé de disparition ou d'altération imminente, le ministre peut prendre une décision d'instance de classement qui est notifiée au propriétaire par le préfet de département.
Dès lors, tous les effets du classement s'appliquent à l'immeuble considéré pendant une durée d'un an.
Ce délai permet à l'administration de poursuivre la procédure normale de protection.

contact service instructeur "Conservation Régionale des Monuments Historiques"
(C.R.M.H.)

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Effets du classement parmi les Monuments Historiques :

Effets sur le monument même :

L'immeuble classé monument historique
ne peut être détruit, déplacé ou modifié, même en partie, ni être l'objet d'un travail de restauration ou de réparation sans l'accord préalable du ministre de la Culture et de la Communication.
L'immeuble privé classé monument historique peut être cédé (donné, vendu, légué...) librement mais le propriétaire doit en aviser le directeur régional des affaires culturelles.
L'immeuble classé appartenant à une collectivité ou à un établissement public ne peut être aliéné qu'après avis du ministre de la Culture et de la Communication.

L'immeuble classé monument historique ne peut s'acquérir par prescription. On ne peut lui appliquer de servitudes légales pouvant causer la dégradation, c'est à dire essentiellement les servitudes d'urbanisme (alignement). Il ne peut être exproprié sans que le ministre de la Culture et de la Communication ait été consulté.

L'ouverture au public n'est nullement obligatoire.

Effets sur les abords du monument :
Toute construction, restauration, destruction effectuée dans le champ de visibilité de l'édifice classé monument historique (c'est-à-dire en règle générale dans un périmètre d'un rayon de 500 m. autour du monument) doit obtenir l'accord de l'architecte départemental des bâtiments de France.
 

Effets sur la fiscalité :
Le propriétaire d'un bâtiment classé monument historique bénéficie de déductions fiscales sur la part à sa charge des travaux subventionnés effectués sur le monument (100 %), sur les frais résultant de l'ouverture du monument à la visite (100 %), sur les autres charges foncières (100 ou 50 % en fonction de l'ouverture ou non à la visite), ainsi que de l'exonération des droits de mutation à titre gratuit (succession ou donation) moyennant certains engagements et la passation d'une convention-type avec l'Etat.
Toutes précisions à ce sujet peuvent être obtenues auprès des directions départementales des services fiscaux.

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Effets de l'inscription sur l'inventaire supplémentaire :

Effets sur le monument même :
L'immeuble inscrit ne peut être détruit, déplacé ou modifié, même en partie, ni être l'objet de restauration ou de réparation sans que le directeur régional des Affaires Culturelles n'en soit informé quatre mois auparavant. Ces travaux sont soumis au permis de construire du maire de la commune. Le ministre pourra s'opposer à ces travaux en engageant la procédure de classement. Le permis de démolir ne peut être accordé qu'avec l'avis favorable de celui-ci. L'immeuble inscrit peut être cédé (donné, vendu, légué...) librement.
Le directeur régional des Affaires Culturelles doit être informé du changement de propriétaire.
 

Effets sur les travaux effectués sur le monument :
Les travaux autorisés sur un immeuble inscrit sont réalisés par le propriétaire avec l'aide de l'architecte et des entreprises de son choix.
Les travaux exécutés sur un immeuble inscrit peuvent bénéficier d'une participation financière de l'Etat, lorsqu'il s'agit de travaux indispensables à la conservation de l'édifice.
 

Effets sur les abords du monument :
Les effets sont les mêmes que pour le classement.

 

Effets sur la fiscalité :
Les avantages fiscaux liés à l'inscription sont identiques à ceux des immeubles classés.

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PROTECTION DES OBJETS MOBILIERS :

La loi sur les monuments historiques s'applique également aux objets mobiliers.

Procédure de protection :
Le dossier est établi par le conservateur des antiquités et objets d'art, puis soumis à la commission départementale des objets mobiliers qui propose :
soit une inscription sur l'inventaire supplémentaire. L'arrêté est pris par le préfet de département,
soit un classement parmi les monuments historiques. L'arrêté est pris par le ministre, après avis favorable de la Commission supérieure des monuments historiques. Les objets privés ne peuvent être que classés et après accord de leur propriétaire.
 

Effets de l'inscription :
L'inscription entraîne, pour les propriétaires ou affectataires, l'obligation, sauf en cas de péril, de ne procéder à aucun transfert de l'objet sans en avoir informé l'administration un mois à l'avance, et de ne procéder à aucune cession, à titre gratuit ou onéreux, modification, réparation ou restauration de l'objet sans en avoir informé l'administration deux mois à l'avance.

 

Effets du classement :
L'objet classé ne peut être détruit, modifié, réparé ou restauré sans l'accord préalable du service des monuments historiques.
Il ne peut être exporté. Il est imprescriptible.
La liberté d'aliéner les objets mobiliers classés appartenant à des personnes morales publiques est limitée.
Le ministère de la Culture et de la Communication doit être informé, au moins quinze jours à l'avance, de l'aliénation des objets privés.

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SERVICE REGIONAL DE L'INVENTAIRE :


L' inventaire général est le révélateur de l'identité culturelle de la région, au travers de l'architecture villageoise et du patrimoine urbain, des objets religieux ou de l'architecture du XXe siècle.
Le service régional de l'inventaire, avec une équipe d'une dizaine de personnes (chercheurs, dessinateur, photographe, documentalistes, secrétaire, gestionnaire de données) a pour mission de recenser, étudier et faire connaître toute œuvre qui, par son caractère historique, artistique, archéologique ou ethnologique, constitue un élément du patrimoine.

En 1964, André Malraux créait l'inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Depuis, s'est développée une méthode scientifique nationale tendant à constituer la plus importante documentation historique, graphique et photographique jamais rassemblée sur l'ensemble du patrimoine français.

Cette documentation progressivement informatisée, est versée sur les bases de données nationales du Ministère de la Culture et de la Communication (base Mérimée pour l'architecture ; base Palissy pour les objets mobiliers, bases au sein desquelles figure également la documentation des monuments historiques ; base Mémoire pour les phototypes et les graphiques).
Sur le plan régional, l'inventaire étudie de manière exhaustive les composantes patrimoniales d'un territoire défini, par canton ou par commune, ou mène des programmes de recherche thématiques (patrimoine rural, patrimoine mobilier religieux, patrimoine industriel, émaux...).

La documentation ainsi constituée, validée au niveau national, est consultable au centre de documentation du patrimoine, intégré au C.I.D.
Par l'intermédiaire de ce centre, l'inventaire s'attache à développer les outils d'informatique documentaire qui permettent au public (chercheurs, aménageurs, enseignants, étudiants, curieux...) d'accéder :
  • aux bases de données nationales,
  • aux 6 000 dossiers, aux 65 000 photographies et aux relevés rassemblés à ce jour en Limousin,
  • aux autres ressources documentaires régionales détenues par les autres services patrimoniaux.
L'inventaire s'attache enfin à restituer au public ce savoir accumulé, aussi bien à l'occasion d'expositions qu'au travers de publications réalisées dans le cadre de collections nationales :
  • Cahiers du Patrimoine (Architectures du plateau de Millevaches, Saint-Léonard-de-Noblat, Légende dorée du Limousin...).
  • Images du Patrimoine (Pays aixois, Canton de Nieul, Emaux limousins du Moyen Age, Brive…).
  • Itinéraires du Patrimoine (Théâtre de Tulle, Gimel-les-Cascades, Verrières d'Eymoutiers, La Souterraine, Briqueteries - Tuileries en Haut-Limousin, La Préfecture de Limoges…).
     
    Itinéraires du Patrimoine s'est enrichi depuis 1997 de la collection régionale Trésors d'églises (Ambazac, Saint-Victurnien, Moutier - d'Ahun, Rougnat, Naves…) qui a pour but d'inventorier, de présenter les trésors des églises du Limousin et de constituer ainsi une véritable "route des trésors" de la région.

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SERVICE REGIONAL DE L'ARCHEOLOGIE :
 

Depuis 1991, les compétences en matière d'archéologie au sein de chaque D.R.A.C sont regroupées au sein d'un service régional de l'archéologie. Ce service est dirigé par le conservateur régional de l'archéologie qui est chargé de mettre en œuvre la politique de l'Etat en matière d'archéologie. Le service a pour mission d'étudier, de protéger, de conserver et de promouvoir le patrimoine archéologique dans la région.
 

A ce titre, il veille à l'application de la législation et de la réglementation :

  • sur les fouilles et découvertes archéologiques
  • sur l'utilisation des sols et du sous-sol (constructions, carrières, mines, tracés routiers, travaux forestiers...)
  • sur la protection des vestiges archéologiques
  • sur l'utilisation des détecteurs de métaux

Le service régional de l'archéologie prépare la programmation des fouilles et prospections en tenant compte des recommandations des instances scientifiques interrégionales et nationales (CIRA : Commission Interrégionale de la Recherche Archéologique et CNRA : Conseil National de la Recherche Archéologique).

Il propose les subventions à accorder, grâce aux crédits déconcentrés, aux fouilles programmées et toute mesure en matière de protection, de travaux de restauration et d'entretien des vestiges mis au jour.

Il contrôle les fouilles autorisées, dirige les fouilles exécutées par l'Etat, enregistre les découvertes fortuites et signale aux autorités compétentes les fouilles clandestines.

Il participe aux séances de programmation des travaux d'entretien et de restauration des monuments historiques.

Il contrôle les dépôts de fouilles et concourt à la conservation et à l'étude des collections archéologiques.

Il veille à la publication des résultats de fouille.

Il coordonne l'activité archéologique dans la région, notamment en engageant toute action d'animation et d'information du public en matière d'archéologie (colloques, conférences, expositions...).

L'une des priorités du service est actuellement la réalisation de la carte archéologique informatisée (application PATRIARCHE) destinée à améliorer la prise en compte du patrimoine dans les projets d'aménagement et à favoriser la valorisation des vestiges par les collectivités (plans locaux d'urbanisme, protections au titre des monuments historiques, restauration des vestiges...). Cette protection est renforcée par la loi sur l'archéologie préventive du 17 janvier 2001 et les décrets d'application du 16 janvier 2002 concernant la procédure d'application de cette loi et la création de l'Institut National de Recherche en Archéologie Préventive (INRAP).
Cette loi a été réformée le 1er août 2003 :
Loi ordinaire 2003-707 du 01 août 2003
modifiant la loi n° 2001-44 du 17 janvier 2001 relative à l'archéologie préventive (1)

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CONSERVATION REGIONALE DES MONUMENTS HISTORIQUES :

La conservation régionale des monuments historiques du Limousin, est chargée de la protection, de la restauration et de la mise en valeur des monuments historiques.
Elle est composée d'une équipe d'une quinzaine de personnes :

  • un conservateur régional des monuments historiques,
  • un conservateur du patrimoine,
  • une cellule de recensement comptant deux chargés d'études documentaires,
  • une cellule travaux et marchés constituée d'un vérificateur, de techniciens et d'administratifs,
  • un secrétariat composé de quatre personnes.

Dans le domaine de la protection, orientée et fondée en partie sur des thématiques nationales et régionales, elle réalise le recensement et l'étude du patrimoine susceptible d'être préservé pour son intérêt historique ou artistique. Parallèlement, elle tient à jour la documentation afférente.

En ce qui concerne la restauration, elle élabore - sur les plans juridique, technique, scientifique et financier - en liaison avec les architectes en chef des monuments historiques, les architectes des bâtiments de France, le conservateur du patrimoine chargé de l'inspection des monuments historiques, les conservateurs des antiquités et objets d'art et l'inspection générale des monuments historiques, les projets de programmes de travaux sur les monuments historiques classés et inscrits, les objets mobiliers et les orgues, sur le patrimoine rural non protégé ainsi que sur les abords des monuments historiques. Dans ce cadre, entrent dans les attributions la commande, le suivi et l'approbation des études préalables aux travaux sur les édifices classés.

La conservation exerce ensuite pleinement la conduite financière et technique des travaux sur les édifices classés, lorsque l'Etat conserve la qualité de maître d'ouvrage. Elle a le contrôle des travaux sur le patrimoine protégé lorsque ceux-ci sont réalisés sous la maîtrise d'ouvrage du propriétaire, que ceux-ci soient subventionnés ou non par le ministère de la Culture et de la Communication.

Enfin, la conservation régionale des monuments historiques conçoit, suscite ou soutient la mise en œuvre d'actions de connaissance et de valorisation du patrimoine. Cela peut aller de l'aide aux projets d'actions d'animation tournées vers le public (journées du patrimoine, mois des jardins, classes du patrimoine...) à la valorisation de ses propres interventions (publications sur les travaux, expositions...).

Elle s'efforce d'améliorer l'accueil et la présentation des monuments historiques appartenant à l'Etat relevant de la direction de l'architecture et du patrimoine ou en liaison avec les organismes qui en sont chargés, tel que le centre des monuments nationaux, afin de hausser ce patrimoine au rang d'instrument de l'action culturelle.

Le conservateur du patrimoine chargé de l'inspection des monuments historiques assure quant à lui, le suivi des restaurations et la mise en valeur des objets mobiliers classés et, plus rarement, inscrits ; cette dernière fonction étant dévolue, sauf cas particulier, au conservateur des antiquités et objets d'art.
Il assure également la commande des devis, le suivi scientifique des travaux et leur maîtrise d'œuvre, en vérifie la bonne exécution et approuve les mémoires définitifs.

 

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MISSION ANIMATION DU PATRIMOINE :

La mission d'animation du patrimoine a pour objectif une action de transversalité au sein des services patrimoniaux (Conservation Régionale des Monuments Historiques (CRMH), Service Régional de l'Inventaire (SRI), Service Régional de l'Archéologie (SRA)) autour de trois axes principaux :

  • les actions pédagogiques et de formation (classes du patrimoine, formation de formateurs etc…)
  • la diffusion des connaissances par l'aide aux publications et aux expositions portant sur le patrimoine
  • la valorisation du patrimoine par le soutien des politiques de développement lié au patrimoine, notamment la mise en place du réseau Villes et Pays d'art et d'histoire, le suivi des Pôles d'économie du patrimoine, etc…

En liaison avec les services d'action culturelle, la mission a en charge la coordination d'une politique de tourisme culturel basée sur les actions soutenues par le ministère.

 

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SERVICES DEPARTEMENTAUX D'ARCHITECTURE ET DU PATRIMOINE :

Recruté par un concours d'Etat, l'Architecte des Bâtiments de France travaille au sein des services départementaux d'architecture et du patrimoine en tant que fonctionnaire d'Etat. La fonction est départementale et il existe au moins un architecte des bâtiments de France par département, installé au chef-lieu de département.

Sa mission est double :

  • faire appliquer les législations sur l'architecture, l'urbanisme, les sites, les monuments historiques et leurs abords ;
  • diriger les travaux d'entretien sur les édifices classés monuments historiques lorsque la maîtrise d'ouvrage est assurée par le ministère de la culture et de la communication ou que les propriétaires affectataires reçoivent une aide financière de l'Etat et contrôler les travaux sur les édifices inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Il est en outre conservateur dans son département des monuments historiques appartenant à l'Etat et affectés au ministère de la Culture et de la Communication.

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TRAVAUX SUR LES MONUMENTS HISTORIQUES
Procédure des travaux :

Dans tous les cas, le propriétaire d'un édifice protégé au titre du Code du Patrimoine conserve la responsabilité totale de sa conservation.

Il peut bénéficier d'aides octroyées par l'Etat - ministère de la Culture et de la Communication - (aides souvent complétées par les collectivités locales, généralement le département, parfois la région).

 

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TRAVAUX SUR EDIFICES CLASSES :

Les travaux sur des monuments historiques classés sont exemptés de permis de construire ; l'autorisation est donnée par le ministre de la Culture et de la Communication.

Gros travaux

Ils sont engagés sur l'initiative du propriétaire ou de l'administration. Ils sont nécessairement suivis par l'architecte en chef des monuments historiques au titre de la maîtrise d'œuvre en cas d'aide financière de l'Etat, ou au titre du contrôle dans le cas contraire.
En cas d'aide de l'Etat, la procédure est la suivante : les travaux sont effectués sur la base d'une pré-programmation annuelle préparée par la Conservation Régionale des Monuments Historiques (C.R.M.H.) en fonction des demandes des propriétaires et au vu du fichier sanitaire informatisé du ministère (EUROSTRAT). Cette pré-programmation a lieu au printemps de l'exercice précédant celui dans le courant duquel les travaux sont mis en place. Un engagement financier de principe du propriétaire est nécessaire.
Le directeur régional des Affaires Culturelles propose ensuite une programmation des travaux au préfet de Région. Cette programmation est soumise à l'approbation de la Conférence Administrative Régionale (C.A.R.), qui regroupe les préfets de Département.
Les projets de travaux (pièces graphiques et devis) sont réalisés par l'architecte en chef des monuments historiques et soumis à l'approbation de l'inspection des monuments historiques et du Conservateur du patrimoine Monuments historiques de la C.R.M.H.. Tout projet de travaux est précédé d'une étude préalable dont le but est de mieux apprécier leur nature et leur coût. C'est sur la base des estimations de l'étude que le forfait d'honoraires est calculé.

Maîtrise d'ouvrage :

Le propriétaire peut soit l'assurer, soit la confier à l'Etat (D.R.A.C. - C.R.M.H.). Dans le premier cas, le propriétaire recevra une subvention qui lui sera versée au prorata des factures acquittées. Ce mode de financement est régi par le décret du 16 décembre 1999.

Taux de financement :

La loi ne fixe pas de taux maximum à la participation de l'Etat. En matière d'investissement, lorsque l'Etat est maître d'ouvrage, le taux tourne généralement autour de 50 % (exceptionnellement au-delà).Si le propriétaire est maître d'ouvrage, l'aide ne pourra dépasser les 80 % de financement public qu'en cas d'urgence manifeste (décret du 16 décembre 1999).
L'aide de l'Etat n'exclut pas les autres aides dont peut bénéficier le propriétaire (Conseil régional, Conseil général), à condition qu'il s'agisse d'une collectivité locale, voire de l'Europe ou d'associations et de fondations privées :
- La fondation du patrimoine ;
- Vieilles maisons françaises ;

- Le pèlerin magazine, entre autres.

 

Travaux de strict entretien :

Ces travaux doivent permettre aux propriétaires d'édifices classés d'effectuer des interventions légères afin d'entretenir régulièrement leur patrimoine et d'éviter au maximum de recourir à la procédure précédente.
L'initiative en est prise par le propriétaire, généralement conseillé par l'Architecte des Bâtiments de France du département (A.B.F.).
La maîtrise d'œuvre est toujours assurée par l'A.B.F.
La maîtrise d'ouvrage est assurée par le propriétaire auquel un arrêté de subvention est notifié par la D.R.A.C. (C.R.M.H.).
Ces crédits n'étant pas reportables d'une année sur l'autre, les travaux doivent impérativement être terminés avant la fin de l'exercice.
Le taux de financement de l'Etat est généralement de l'ordre de 50 % du montant hors taxes. Le propriétaire recevra une subvention qui lui sera versée au prorata des factures acquittées.

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TRAVAUX SUR EDIFICES INSCRITS :

Les travaux sur les édifices inscrits sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques sont soumis à la législation sur le permis de construire avec avis de la Direction Régionale des Affaires Culturelles dont le délai d'instruction est de quatre mois au maximum.
La maîtrise d'ouvrage des travaux est toujours assurée par le propriétaire.
La maîtrise d'œuvre peut être confiée à tout architecte suffisamment compétent en matière de restauration du patrimoine.
L'aide financière de l'Etat est limitée par la loi à 40 % mais elle se situe généralement autour de 25 %. Les critères pris en compte sont l'urgence, l'intérêt des travaux, les ressources du propriétaire...
L'aide de l'Etat est attribuée sous forme de subvention, décidée par le préfet de région, sur proposition de la préfecture de Département et de la Direction Régionale des Affaires Culturelles et après avis de la conférence administrative régionale.
Après avoir obtenu l'autorisation du permis de construire, la demande de subvention doit faire l'objet d'un dossier à remettre à la C.R.M.H.. Ce dossier comprend principalement : la demande de subvention, un projet descriptif et estimatif des travaux, des pièces graphiques, un engagement financier du propriétaire (délibération du conseil municipal pour les communes), un titre de propriété (pour les propriétaires privés), etc…
Les travaux sont contrôlés par l'A.B.F du département et le versement de la subvention est conditionné par la signature par ce fonctionnaire d'un certificat de bonne exécution des travaux et de la remise des factures.
Le propriétaire recevra une subvention qui lui sera versée au prorata des factures acquittées.

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Contact service technique :
"Services départementaux de l'Architecture et du Patrimoine :
Corrèze, Creuse et Haute-Vienne
"

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TRAVAUX SUR OBJETS MOBILIERS :

Travaux de restauration :

Un programme prévisionnel est établi par la C.R.M.H. en liaison avec le Conservateur du patrimoine Monuments historiques et les conservateurs des antiquités et objets d'art, après accord de principe des propriétaires.
La maîtrise d'ouvrage est exercée soit par l'Etat soit par le propriétaire.
Le Conservateur du patrimoine Monuments historiques assure la maîtrise d'œuvre et commande les devis de restauration à des entreprises spécialisées.
La participation financière de l'Etat à la restauration d'un objet mobilier classé n'est pas limitée par la loi. Dans la pratique, elle peut aller jusqu'à 50 % du montant des travaux.
En ce qui concerne les objets inscrits, l'Etat peut intervenir financièrement à un niveau moindre (autour de 25 %).
Une politique de protection contre le vol est menée par le service, depuis de nombreuses années.

Pour tous renseignements concernant l'entretien ou la réalisation de trésors d'églises, vous pouvez consulter la publication en ligne du Ministère de la Culture et de la Communication : Monuments historiques / Trésors d'églises et de cathédrales en France
(chemin d'accès : DAPA - publications en ligne - Trésors d'églises et de cathédrales en France).

contact service instructeur "C.R.M.H."

 

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PATRIMOINE RURAL NON PROTEGE

 

Une ligne budgétaire permet de subventionner des travaux portant sur des édifices :
non protégés au titre des monuments historiques,
présentant une certaine qualité architecturale,
abritant éventuellement des objets d'art protégés monuments historiques,
situés en milieu rural, limite de population : 2 000 habitants.

Nature des édifices concernés (publics ou privés) :
édifices cultuels ou civils.

Nature des travaux subventionnables :
Seuls peuvent faire l'objet de subventions les travaux assurant la conservation de l'édifice : maçonnerie, charpente, couverture, enduits...

Subventions :
Les subventions sont d'environ 20 % du montant des travaux.
Les critères prioritaires sont les suivants :
opérations venant en complément d'interventions réalisées sur les parties protégées des mêmes édifices,
travaux de mise hors d'eau d'édifices très menacés,
travaux portant sur des édifices abritant des objets mobiliers ou des orgues classées.

Programmation des subventions :
La demande doit être adressée à la C.R.M.H., mais seulement après avoir obtenu l'avis de l'architecte des bâtiments de France du département qui pourra apporter tous les conseils utiles. L'aide de l'Etat est attribuée sous forme de subvention, décidée par le préfet de région, sur proposition de la préfecture de Département et de la Direction Régionale des Affaires Culturelles et après avis de la conférence administrative régionale.
En outre, il y a lieu de signaler l'existence en Limousin d'un contrat de plan entre l'Etat et la Région. La restauration du petit patrimoine non protégé peut recevoir une aide de l'Etat ou de la Région selon des modalités bien particulières jusqu'en 2006.

Vous souhaitez plus d'informations :
Contact service instructeur

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Pièces justificatives à fournir "propriétaire privé"
Pièces justificatives à fournir "propriétaire public"

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CHANTIERS DE JEUNES BENEVOLES 

 

Nés après la première guerre mondiale dans un esprit de réconciliation et de rapprochement international, les chantiers de bénévoles se sont principalement développés depuis une cinquantaine d'années à partir du milieu associatif.

Ils concernent des domaines divers, tels que le patrimoine architectural, l'environnement et les équipements socio-éducatifs, sportifs ou sociaux.

Organisés chaque année avec l'aide de la Direction du Patrimoine au Ministère de la Culture et de la Communication et des services du Ministère de la Jeunesse et des Sports, ils regroupent en France plus de 10 000 personnes, dont des handicapés et des jeunes de milieux défavorisés.

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Aide financière :

Le Ministère de la Culture et de la Communication intervient financièrement pour les chantiers concernant le patrimoine monumental protégé au titre de la loi de 1913 sur les Monuments Historiques ayant fait l'objet d'une mesure de classement ou d'une inscription à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Ses aides portent sur l'achat ou la location des matériels et matériaux de chantier et de construction, finançables à titre indicatif, à hauteur de 20 % pour les travaux sur un monument inscrit et de 50 % sur un monument classé. La décision d'attribution se fait conjointement avec les services de la Jeunesse et des Sports, qui intervient quant à elle, sur le coût de fonctionnement du chantier. Le montant de l'aide est calculé sur les devis prévisionnels présentés à cette occasion, et dont les justificatifs sont exigibles sur facture à l'issue des travaux. D'autres aides peuvent figurer au titre des budgets prévisionnels, notamment des collectivités locales, en complément de la participation des bénévoles.

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Maîtrise d'ouvrage :

Ces travaux s'effectuent pour le compte d'un maître d'ouvrage, qui est soit le propriétaire (public ou privé) de l'édifice, soit la personne physique ou morale en ayant reçu délégation par le propriétaire, qui peut alors être l'association intervenante ; celle-ci assure aussi généralement la maîtrise d'oeuvre, impliquant la direction et le contrôle des travaux et des marchés.

La loi de 1913 prévoit, pour les travaux portant sur un monument historique, que le maître d'oeuvre devra posséder une qualification suffisante, voire être lui-même architecte qualifié ou architecte nommé après concours par le Ministre chargé de la Culture et de la Communication.

Ce cumul de fonctions implique de nombreuses obligations de la part de l'association, en même temps que ses tâches d'exécutant, dont il lui est conseillé de prendre connaissance auprès des services du Ministère de la Culture et de la Communication au plan régional et des services départementaux de l'architecture.

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Intervention portant sur le sous-sol ou sur un site archéologique :

De même, aucune intervention portant sur le sous-sol ou sur un site archéologique, ne devra se faire sans en requérir l'autorisation auprès du Service Régional de l'Archéologie. Son avis sera toujours nécessaire (y compris sur des sites non protégés au titre des Monuments Historiques) pour les travaux envisagés et un responsable pourra être désigné par ce service pour effectuer un suivi des travaux.

De la même façon, l'avis rendu par la Conservation Régionale des Monuments Historiques, l'Architecte des bâtiments de France ainsi que celui du Service Régional de l'Archéologie, pourront conditionner le versement effectif de la subvention ou l'autorisation de poursuite des travaux.

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L'Hygiène et la Sécurité :

Enfin, on ne saurait trop insister sur les conditions d'hygiène et de sécurité dans lesquelles doivent fonctionner les chantiers de bénévoles. La loi impose à cet effet une double obligation d'assurance aux maîtres d'ouvrages et aux intervenants pour couvrir l'ensemble des responsabilités pesant sur ces derniers, sans qu'il soit fait obligation de permis de construire ou de déclaration de travaux. De plus l'inspection générale de l'Administration des Affaires Culturelles se réserve le droit d'effectuer des visites de contrôle sur les chantiers pour en vérifier la conformité des dispositions d'hygiène et de sécurité, avec toutes les conséquences que cela peut impliquer quant à la suite des travaux.

Toutes ces dispositions peuvent apparaître comme contraignantes en regard de la passion dont font preuve les jeunes bénévoles ; il ne faut pourtant y voir qu'un ensemble de mesures destinées à leur apporter sur le terrain la sécurité qu'ils méritent, ainsi qu'à empêcher tout dommage qu'un enthousiasme irréfléchi pourrait apporter à des sites d'un grand intérêt patrimonial.

 

Conseils :

Il est donc vivement conseillé aux associations se lançant dans un programme de chantier de bénévoles d'adhérer à l'une des grandes unions ou fédérations nationales dont la liste leur sera communiquée par les services des ministères de la Culture et de la Communication, de la Jeunesse et des Sports, de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement ou de l'Emploi et de la Solidarité, et dont la compétence est garante du respect de la législation en ce domaine. Ce n'est qu'à ces conditions que les jeunes y trouveront le cadre le plus propice à la perpétuation des valeurs qu'ils recherchent dans ces chantiers, de rencontre et de solidarité pour la menée à bien de projets collectifs d'une excellente valeur pédagogique.

 

AIDE AUX PROJETS :

Dans un souci de simplification et d'harmonisation des procédures, il existe désormais un dossier unique de demande de subvention destiné aux associations (circulaire du Premier Ministre du 24 décembre 2002 relative aux subventions de l'Etat aux Associations).
Avant l'envoi du dossier de demande de subvention, il est conseillé de contacter les services compétents du Ministère de la Culture qui vous donneront des indications complémentaires pour le renseignement des différentes rubriques du dossier.

Vous souhaitez solliciter une aide de la Direction Régionale des Affaires Culturelles du Limousin prenez l'attache du service instructeur et à son invite remplissez le formulaire
de demande de subvention de fonctionnement ci-dessous à disposition :

Formulaire de demande de subvention 2003

Si vous ne disposez pas du logiciel pour lire ce formulaire, téléchargez gratuitement

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