Détails du dossier de restauration de la Chapelle

- détails des travaux à faire
- Chronologie des travaux faits
- Fin 2005, le chantier est lancé
- Le déroulement chronologique du programme : 2005>2010
- le planning prévisionnel

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La présente déclaration de travaux, commandée par la famille Sirot Saunier, propriétaire depuis 1998 de l’ancien prieuré Saint-Victor de Bray-sur-Aunette dans l’Oise porte sur la restauration des maçonneries de la chapelle prieurale.

Cet édifice gothique construit autour de 1263, est remarquable pour son architecture homogène alliant une noblesse empruntée aux chapelles royales et palatines desquelles elle s’inspire, avec une modestie imposée par le contexte rural dans lequel elle s’inscrit. La chapelle présente un plan à vaisseau unique terminé par un chevet polygonal. La quatrième et dernière travée de la nef est élargie et jouxtée au nord par une petite chapelle rectangulaire.

Les qualités reconnues de l’édifice et son état sanitaire préoccupant lui ont valu une inscription à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en avril 1926 puis un classement en décembre 1943. Le prieuré Saint-Victor qui a su conserver cohérence et caractère malgré les remaniements, comprend par ailleurs d’autres parties classées : des caves situées au nord de la chapelle et un pigeonnier.

Dès l’arrêté de classement, le service des Monuments Historiques se préoccupe de l’état structurel alarmant de la chapelle couverte par une toiture surbaissée défaillante et présentant un dévers important de son mur gouttereau sud ayant entraîné une fissuration des voûtes.

Des tirants sont posés en urgence dans la nef en 1963 par J.P. Paquet ACMH. En 1990, Yves Boiret, ACMH entreprend une étude préalable pour la consolidation des structures et la réfection de la toiture de l’édifice. Cette étude délicate qui a du être rendue avant sa conclusion est complétée en 1992. Le programme d’opération suivant est alors approuvé : 1. consolidation des structures, 2. réfection de la toiture. L’ordre des priorités est toutefois modifié puisqu’en 1995, Pierre Delacharlery, propriétaire à l’époque, engage avec V. Brunelle ACMH la réfection à neuf de la charpente et de la couverture en restituant la volumétrie d’origine de la toiture.

Cette réalisation a permis d’assurer la mise hors d’eau de l’édifice et de résoudre les problèmes liés à l’évacuation des eaux pluviales par la création d’un réseau enterré. Il convient aujourd’hui de poursuivre ces travaux par la consolidation des structures de l’édifice, opération à la fois délicate et essentielle qui comme le précisait M. Boiret à la fin de son travail devait faire l’objet d’une étude spécifique permettant de préciser les dispositions à prendre et d’évaluer les coûts au plus juste. Dans cette optique, une étude technique a été réalisée en juillet 2004 par un bureau d’études spécialisé.

Le contexte actuel de l’opération offre l’occasion d’envisager non seulement la consolidation des structures mais également la restauration d’ensemble et la mise en valeur que cet édifice mérite.

Cette intervention globale n’avait pu être mise en place à regret en 1990 par Yves Boiret. Ce dernier, consulté à plusieurs reprises, soutient la démarche des propriétaires qui ont pour souci de placer la restauration de la chapelle, sa réutilisation et son ouverture au public au cœur d’un projet qui concerne l’ensemble du site prieural et qui a pour vocation de s’ouvrir sur l’extérieur (lien avec le village de Rully-Bray dans le cadre du nouveau parc régional).

Ce renouveau est initié par une association « Les Amis du Prieuré de Bray-sur-Aunette » créée le 29 mai 2004 qui regroupe déjà un grand nombre d’adhérents.

Après la réfection des couvertures et des charpentes il y a dix ans, l’actuelle opération a pour objet la restauration des maçonneries extérieures et intérieures. Elle comprend la consolidation des structures et propose une synthèse des recherches préalables réalisées sur l’édifice.

La deuxième phase du projet qui concernera l’aménagement et la mise en valeur en vue de la réutilisation sera précisée et soumise ultérieurement. Ce découpage a été décidé afin de pouvoir engager au plus tôt les mesures d’urgence et les travaux lourds sur les maçonneries tout en se donnant le temps de la réflexion pour les opérations futures. Ceci concerne avant tout les aménagements intérieurs, le traitement du sol et la création de vitraux qui viendront remplacer les fermetures provisoires prévues au stade de la présente déclaration de travaux.

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Chronologie des interventions passées

NOTA: Malgré les travaux de restauration réalisés depuis son classement au titre des monuments historiques, la chapelle est aujourd’hui profondément marquée par les aménagements anciens (modification des allèges des baies au sud) et les transformations du XIXème siècle (obturation des baies, percement de la porte charretière, ...). En dépit des doutes qui subsistent concernant la datation de ces interventions, il a semblé indispensable d’en faire état dans la présente chronologie.

env. 1260

Construction de la chapelle du prieuré.

env. 1650

Les bâtiments du prieuré font l’objet d’importants travaux de réparation et d’embellissement. Ces travaux qui font vraisemblablement suite aux ravages causés par les troupes de Turenne concernent également la chapelle dont le comble incendié sera reconstruit en respectant la volumétrie originelle (voir carte postale des alentours de 1900). D’autres travaux comme la réfection des enduits et peintures en trompe-l’oeil qui ont pu être dégradés par l’incendie pourraient remonter à la même époque. Quant aux allèges des baies méridionales qui ont été remontées à une époque incertaine, différentes hypothèses sont envisageables pour expliquer leur modification (destruction des registres inférieurs des vitraux à la suite de conflits armés, recherche de symétrie avec le gouttereau nord, travail sur l’éclairage, aménagements intérieurs, ajout d’un appentis à l’extérieur).

Env.1800

C’est probablement à la suite de la vente du prieuré comme Bien National que seront détruites les constructions attenantes à la chapelle (bâtiment prolongeant la chapelle nord, cloître). La dispersion du mobilier, des revêtements de sol et d’éléments décoratifs (fragments de vitraux, éventuelles sculptures du tympan) remonte sans doute à la même époque. La location du prieuré à des fermiers entraîne de nouvelles vicissitudes pour la chapelle dont une partie sera munie d’un sol en carreaux de terre cuite et dont le gouttereau sud sera percé afin de permettre l’aménagement d’une porte charretière. Les baies seront obturées et un plancher intermédiaire semble avoir été aménagé.

env. 1900

Le comble vétuste du XVIIème siècle est remplacé par une toiture plus économique dont la pente est nettement inférieure.

1943

Classement au titre des monuments historiques de la chapelle, du pigeonnier et de la cave située au nord de l’ancien enclos monastique.

1948

Dans son rapport du 23 juillet 1948, l’inspecteur général des monuments historiques Herpe émet un doute sur le devis présenté par J.-P. Paquet ACMH qui prévoyait la mise en place d’un chaînage en béton afin de remédier à la « désorganisation des voûtes ».

1963

La pose de tirants par J.-P. Paquet à la naissance des voûtes marque la fin provisoire des interrogations sur les défauts de stabilité de la chapelle. La position irrégulière des tirants qui sont toujours en place semble toutefois indiquer qu’il était prévu de poursuivre les recherches d’une solution définitive.

1986

Réfection de la couverture de la chapelle nord à l’initiative de Pierre Delacharlery, propriétaire à l’époque. Y. Boiret ACMH accompagnera ces travaux en phase finale afin d’assurer leur achèvement dans les règles de l’art.

1990

Y. Boiret ACMH réalise une étude préalable à la restauration de la chapelle. Le parti de restauration proposé en conclusion se divise en trois chapitres:

– restauration de la pointe du pignon ouest

travaux préparatoires à la restauration des voûtes, charpente et toiture des deux premières travées ouest (y compris restitution de la géométrie originelle du comble)

achèvement de la réfection de la toiture et consolidation des voûtes des deux premières travées ouest par mise en place de pinces.

Regrettant de n’avoir pu examiner de façon plus approfondie les problèmes liés à la stabilité de l’édifice, Y. Boiret souligne que la mise en place de pinces au-dessus des deux premières travées ouest devra être soumise à des examens complémentaires lors des travaux de couverture. L’incertitude est d’autant plus grande que le bureau d’études Bancon émet l’hypothèse, dans un bref rapport, d’une insuffisance des fondations et des sols.

1990 - 1992

B. Collette, inspecteur général des monuments historiques, et C. Piel, inspecteur des monuments historiques, partagent les interrogations d’Y. Boiret et demandent la réalisation d’investigations complémentaires. Confiées à la société Sol Progrès, celles-ci permettront de déterminer la géométrie des fondations d’une part et de connaître la caractéristiques du sol d’autre part. L’analyse des résultats obtenus conduit à une adaptation du parti de restauration qui est présenté par Y. Boiret dans un complément d’étude:

consolidation des structures par reprise en sous-oeuvre (à l’aide de longrines et puits en béton), régénération des maçonneries et assainissement des abords

– réfection de la toiture (y compris restitution de la géométrie originelle du comble).

Dans la conclusion de ce complément qui est approuvé par l’inspection, Y. Boiret indique toutefois que des précisions devront encore être apportées au projet de consolidation.

Pendant l’achèvement de l’étude complémentaire, le propriétaire de l’époque entreprend lui-même la pose de tirants dans l’oculus du pignon ouest afin d’accrocher ce dernier à la charpente. Les vantaux en bois du portail ouest sont refaits au même moment.

1995 - 1996

C’est peut-être en raison du refus du propriétaire de l’époque jugeant la reprise en sous-oeuvre trop onéreuse que la priorité est finalement donnée aux couvertures.

Celles-ci seront restaurées par V. Brunelle ACMH qui retient le choix d’Y. Boiret de restituer la géométrie originelle du comble. Dans le cadre de cette campagne, les maçonneries du pignon ouest, des arases et des têtes de contrefort seront régénérées et un réseau d’évacuation des eaux pluviales par gouttières pendantes et descentes est créé.

Les tirants posés dans l’oculus quelques années auparavant seront remplacés par cinq tirants neufs liant le pignon ouest aux pannes.

Août 2005

Le projet de restauration de la chapelle est accepté par l'architecte des Monuments Historiques. Les travaux de reprise en sous-oeuvre, après recherche des entreprises les mieux-disantes mais surtout acceptant notre désir de partage des savoirs, devraient commencer au printemps 2006. Ils dureront environ 4 ans, et seront contemporains de l'aménagement des granges.

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Fin 2005 : Le chantier est lancé

En quoi consiste cette première phase du grand chantier de la chapelle ?

Il s’agit de la restauration des maçonneries de la chapelle prieurale, non seulement la consolidation des structures mais également la restauration d’ensemble et la mise en valeur que cet édifice mérite.

Une seconde phase moins urgente sera engagée ultérieurement en se donnant le temps de la réflexion pour les opérations suivantes ( restauration des vitraux, traitement du sol, finition, aménagement...).

A la suite des conclusions de l’étude complémentaire d’Yves Boiret de 1990-1992 et à partir du bilan sanitaire actuel dont les analyses ont permis de rappeler la diversité des désordres et d’en définir les origines, un programme de travaux prévoyant la consolidation par reprise en sous-oeuvre et la restauration des parties en pierre a ainsi été établi. La plus importante de ces opérations de mise en valeur est dans doute la suppression des tirants posés en 1963. En redonnant au volume intérieur sa pureté et sa dignité initiale, elle représente en effet en elle seule le renouveau de cet édifice hors du commun.

La restitution du décor de faux joints sur les parements intérieurs qui peut être envisagée grâce aux échafaudages nécessaires à la restauration des voûtes et murs a également été intégrée dans le programme, mais seulement à titre optionnel. Son exécution sera alors soumise à la réalisation préalable de sondages et investigations complémentaires. Quant aux baies obturées ou éventrées dont l’état actuel est incompatible avec la qualité de la conception d’origine, il est projeté de les rouvrir et de restituer l’ensemble des remplages. La mise en place d’une fermeture translucide provisoire est prévue en attendant la mise au point d’un projet de fermeture définitive (vitrail ou autre) pour lequel une réflexion plus vaste, voire un concours, pourront être envisagés. Il en est de même de l’aménagement des intérieurs (sols, mobilier) pour lequel les intervenants souhaitent prendre un temps de réflexion et qui sera soumis quand les travaux de consolidation et de restauration urgents auront avancé.

 

Le programme s’organise autour des interventions suivantes

(par ordre chronologique):

(mise à jour du 4 Novembre 2008)

1. Travaux préparatoires aux travaux de consolidation et expertises diverses

Faits entre janvier et Juillet 2006

2. Consolidation de la partie sud-est du vaisseau principal et de la chapelle nord par reprise en sous-oeuvre

Commencée début septembre 2006

Cette consolidation consiste en la mise en place (terminée le 27 Octobre 2006) de micro pieux enfoncés (comme des tubes de forage pétrolier) sur 14 mètres (c'est à dire jusqu'au sous sol granitique), autour de chaque contrefort extérieur de la façade Sud, et de la Chapelle Nord.

N.B. : les légendes des photos s'obtiennent en laissant un instant la flèche de la souris sur chaque photo. L'agrandissement, en double-cliquant sur l'image.

Autour des contreforts, cela veut dire 2 pieux à l'extérieur, et 2 à l'intérieur, c'est à dire coté nef. Les pieux extérieurs et intérieurs, creux, sont ensuite injectés de ciment spécial qui reflue le long d'eux, comblant tout espace libre.

Puis, ces pieux sont assemblés -extérieur-intérieur - par des longrines en béton enserrant la maçonnerie des piliers, et donc glissés sous les murs dont les fondations ne sont pas très profondes,  (moins que les piliers, mais sur 3 mètres quand même) de façon à former une bloc solide et indéformable).

Cette tranche de travaux, retardée par des discussions d'experts, devait débuter courant décembre 2006. En fait, elle a été retardée jusqu'à mi-avril 2007, par la mise au point minutieuse, adaptée à chaque pilier, de chacune des 25 longrines nécessaires. Ainsi cette façade Sud ne risquera plus de se déporter comme elle l'a fait depuis plusieurs siècles(40 cms !)sous les influences des périodes de sécheresse et humidité alternées. Cela permettra donc de déposer les tirants intérieurs qui avaient été posés en solution d'attente.

Rappelons que l'inclinaison de la Tour de Pise a été stoppée par cette technique de micro pieux. Il en est de même pour le couvent des Bernardins à Paris dont la stabilisation (dans le terrain marécageux proche de la Seine) a nécessité 300 micro pieux.

Chaque étape est contrôlée par les cabinets d'étude et les architectes.

Ceci a été précédé par le dégagement de la base de cette façade Sud sur une hauteur de 60 cm environ.(septembre 2006), et la réfection de l'écoulement des eaux.

Même traitement pour le mur Nord de la chapelle Nord dont, parallèlement, le coffrage intérieur  a été mis en place. Mais des éléments de soutènement extérieurs ont été placés pour prévenir d'éventuels dégâts pendant les vibrations des forages et les mises en place des longrines, bien que celles-ci soient faites une à une.

Début juin 2007, 2 longrines ont été mises en place au niveau de la chapelle Nord. Les autres ont été  placées successivement durant tout l'été.

Fin Septembre 2007, tous ces travaux de reprise en sous oeuvre sont terminés, ainsi que la réfection de l'évacuation des eaux pluviales qui sont maintenant évacuées vers le puits situé près du portail d'entrée du prieuré.

L'on attaque le coffrage de la Chapelle Nord

3. Travaux préparatoires à la restauration des parements extérieurs et intérieurs (Mise en place des échafaudages des voûtes de la Chapelle pour pouvoir examiner les pierres une à une et déterminer celles qui sont à remplacer ou restaurer , en mars/avril 2007).

En Octobre 2007, ces échafaudages sont en cours d'installation.

(en survolant une image, on obtient sa légende; en cliquent dessus, on l'agrandit)

Mais chemin faisant, des découvertes sont faites, autant dans les détails des voûtes que dans le paysage que l'on découvre de la chapelle. Par ailleurs, derrière les maçonneries qui obturaient les ouvertures, on découvre des vitraux, hélas trop anciens pour être utilisés, mais qui feront l'objet d'une exposition. Ils sont expertisés et restaurés par Madame Baudoin.

En janvier 2008, les parements extérieurs du mur Sud, de la chapelle Nord et de l'abside sont terminés. Le mur Nord a été repris au Printemps 2008, après les froids. Ensuite, l'été 2008, les parements extérieurs du coté Sud ont été restaurés. La façade c'est à dire le porche d'entrée,  le sera au printemps 2009.

4. Restauration des voûtes, et des parements intérieurs du vaisseau principal.

prévue pour au moins 2 ans. Les travaux ont pu être visités lors de l'Assemblée Générale annuelle au printemps 2008.

 

5. Durant l'année 2008, toutes les baies ont donc été  rouvertes.

Les moyens de fermeture des baies - 150 m2 - (qui doivent être à la fois élégants et isothermes) sont en cours d'étude. Mais, on s'oriente vers des double vitrages (pour garantir l'étanchéité thermique) dont la surface sera recouverte par des voiles de tissu (pour améliorer la qualité acoustique de la nef).

6. Vers la fin des travaux

On peut donc penser que l'étape "pierre" sera terminée à l'été 2009. Restera le problème du chauffage qui sera sans doute résolu par le chauffage du sol grâce à la géothermie.

Au total, la chapelle devrait être pleinement opérationnelle à l'été 2010.

Mais au fait, n'est ce pas vers 1260 (voir l'histoire du lieu) que les travaux de construction on commencé ? 1260 - 2010 ? Cela fait 750 ans : souvenez-vous de cet anniversaire : les Amis du Prieuré, eux y pensent sérieusement !

 

Quels sont les autres projets d’aménagement du site du prieuré ?

Lors de la dernière AG des « Amis du Prieuré » ont été présentées les premières esquisses du projet de transformation des bâtiments de la cour basse avec l’aménagement de la grange « Saint Augustin » en espaces de travail, d’exposition et de réunions et à moyen terme en extension des possibilités d’hébergement. Ces projets s’inscrivent dans l’étude de transformation de l’ensemble du site, dont nous vous rappelons ici les axes de travail :

D’abord revenons sur le prieuré actuel qui se compose de trois groupes de bâtiments :

1- La chapelle et la cave, derniers vestiges de l’ensemble conventuel,

2 - La maison dite « de la chapelle » ; il s’agit des bâtiments agricoles de l’ancienne basse-cour,

3 - Les bâtiments de la basse-cour moderne : au sud, la maison dite « des amis », à l’ouest la grande grange dite « Saint Augustin » , la maison dite « des furets », et la construction en pan de bois, au nord les granges et ateliers, et à l’est l’aile dite « grande maison ». Enfin, au centre, le pigeonnier qui remonte à l’époque médiévale.

Comme l’élaboration du projet de restauration du prieuré est le fruit de rencontres, la fonction future du lieu se précise progressivement. Aujourd’hui, les grandes lignes du programme fonctionnel sont claires :

Comme à sa fondation, le prieuré de Bray sera un lieu de vie, de production et d’échange ouvert sur l’extérieur. Bien que les hypothèses d’évolution du projet à long terme soient encore multiples, le programme devra prendre en compte les fonctions majeures suivantes :

a/ressourcement

Conformément à son organisation première, la haute-cour conventuelle du prieuré doit en rester le coeur spirituel. Si la chapelle restaurée n’est pas destinée à être de nouveau vouée au culte, elle est préservée de tout programme lourd et permanent et reste un lieu de recueillement.

b/activités économiques

Des surfaces seront aménagées pour accueillir de jeunes entreprises dans un cadre de fonctionnement de type « pépinières ». Les professionnels bénéficient d’un accès aisé et des facilités de télécommunications modernes. Des services communs seront mis à leur disposition. Si des professionnels de secteurs très variés peuvent être accueillis, le prieuré n’est pas adapté à recevoir des entreprises de taille importante.

c/résidence

Des logements supplémentaires viennent compléter l’offre résidentielle offerte par les trois maisons du prieuré. Ces logements sont plus spécialement destinés aux travailleurs du site ou aux résidents temporaires. Ils doivent être modulables afin de s’adapter à des cas de figures très variés.

d/rassemblement et échange

Une grande salle de réunion est nécessaire et doit pouvoir être utilisée à des fins multiples. Ce sera le lieu majeur lors des grands rassemblements. Un grand nombre de lieux intérieurs et extérieurs à usage commun enrichiront les échanges entre les différents usagers quotidiens et occasionnels du site.

Enfin, l’« association des amis du prieuré » qui gèrera le fonctionnement global du lieu disposera de locaux comprenant : accueil, espaces de travail pour ses permanents et espace de réunion.

e/ouverture sur l’extérieur

Le prieuré doit s’ouvrir sur l’extérieur. Il est tourné vers le hameau de Bray et ses habitants. Il s’intègre dans son environnement paysager et participe à sa gestion : (cours d’eau, bois, prairies ...) .

Le schéma d’aménagement d’ensemble en préparation devra constituer un outil de gestion du site à long terme, et dresser les grandes lignes directrices de sa transformation y compris les accès, stationnement et aménagement paysager…

 

Equipe des architectes du patrimoine en charge du dossier:

Perrine LECLERC ; Thomas GAUDIG ; Guillaume MOINE

Membres du Comité « Travaux, suivi et optimisation budgets/chantiers »

Virginie SAUNIER ; Michel BONGIOVANNI

le planning prévisionnel :

2006 Début des travaux de consolidation des murs et voûtes de la Chapelle (début effectif septembre 2006)

2008 Objectif d’achèvement de l’aménagement sommaire de la "grange St Augustin" et de la "maison des furets" (espaces nettoyés et sécurisés, offrant un abri utile pour accueillir les rassemblements programmés ou improvisés). Ces locaux d’activité de l’aile ouest de la cour basse, seront gérés et animés avec l'aide des « amis du prieuré »

2009 Objectif d’achèvement de la première phase de travaux sur la chapelle.

2010 Objectif d’achèvement des extensions d’hébergement sur l’aile nord de la cour basse.

 

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