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Détails du dossier de
restauration de la Chapelle
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La présente
déclaration de travaux, commandée par la famille Sirot Saunier,
propriétaire depuis 1998 de l’ancien prieuré Saint-Victor de
Bray-sur-Aunette dans l’Oise porte sur la restauration des maçonneries de
la chapelle prieurale.
Cet édifice gothique
construit autour de 1263, est remarquable pour son architecture homogène
alliant une noblesse empruntée aux chapelles royales et palatines
desquelles elle s’inspire, avec une modestie imposée par le contexte rural
dans lequel elle s’inscrit. La chapelle présente un plan à vaisseau unique
terminé par un chevet polygonal. La quatrième et dernière travée de la nef
est élargie et jouxtée au nord par une petite chapelle rectangulaire.
Les qualités reconnues de
l’édifice et son état sanitaire préoccupant lui ont valu une inscription à
l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en avril 1926 puis
un classement en décembre 1943. Le prieuré Saint-Victor qui a su conserver
cohérence et caractère malgré les remaniements, comprend par ailleurs
d’autres parties classées : des caves situées au nord de la chapelle et un
pigeonnier.
Dès l’arrêté de
classement, le service des Monuments Historiques se préoccupe de l’état
structurel alarmant de la chapelle couverte par une toiture surbaissée
défaillante et présentant un dévers important de son mur gouttereau sud
ayant entraîné une fissuration des voûtes.
Des tirants sont posés en
urgence dans la nef en 1963 par J.P. Paquet ACMH. En 1990, Yves Boiret,
ACMH entreprend une étude préalable pour la consolidation des structures
et la réfection de la toiture de l’édifice. Cette étude délicate qui a du
être rendue avant sa conclusion est complétée en 1992. Le programme
d’opération suivant est alors approuvé : 1. consolidation des structures,
2. réfection de la toiture. L’ordre des priorités est toutefois modifié
puisqu’en 1995, Pierre Delacharlery, propriétaire à l’époque, engage avec
V. Brunelle ACMH la réfection à neuf de la charpente et de la couverture
en restituant la volumétrie d’origine de la toiture.
Cette réalisation a
permis d’assurer la mise hors d’eau de l’édifice et de résoudre les
problèmes liés à l’évacuation des eaux pluviales par la création d’un
réseau enterré. Il convient aujourd’hui de poursuivre ces travaux par la
consolidation des structures de l’édifice, opération à la fois délicate et
essentielle qui comme le précisait M. Boiret à la fin de son travail
devait faire l’objet d’une étude spécifique permettant de préciser les
dispositions à prendre et d’évaluer les coûts au plus juste. Dans cette
optique, une étude technique a été réalisée en juillet 2004 par un bureau
d’études spécialisé.
Le contexte actuel de
l’opération offre l’occasion d’envisager non seulement la consolidation
des structures mais également la restauration d’ensemble et la mise en
valeur que cet édifice mérite.
Cette intervention
globale n’avait pu être mise en place à regret en 1990 par Yves Boiret. Ce
dernier, consulté à plusieurs reprises, soutient la démarche des
propriétaires qui ont pour souci de placer la restauration de la chapelle,
sa réutilisation et son ouverture au public au cœur d’un projet qui
concerne l’ensemble du site prieural et qui a pour vocation de s’ouvrir
sur l’extérieur (lien avec le village de Rully-Bray dans le cadre du
nouveau parc régional).
Ce renouveau est initié
par une association « Les Amis du Prieuré de Bray-sur-Aunette » créée le
29 mai 2004 qui regroupe déjà un grand nombre d’adhérents.
Après la réfection des
couvertures et des charpentes il y a dix ans, l’actuelle opération a pour
objet la restauration des maçonneries extérieures et intérieures. Elle
comprend la consolidation des structures et propose une synthèse des
recherches préalables réalisées sur l’édifice.
La deuxième phase du
projet qui concernera l’aménagement et la mise en valeur en vue de la
réutilisation sera précisée et soumise ultérieurement. Ce découpage a été
décidé afin de pouvoir engager au plus tôt les mesures d’urgence et les
travaux lourds sur les maçonneries tout en se donnant le temps de la
réflexion pour les opérations futures. Ceci concerne avant tout les
aménagements intérieurs, le traitement du sol et la création de vitraux
qui viendront remplacer les fermetures provisoires prévues au stade de la
présente déclaration de travaux.
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Chronologie des interventions
passées
NOTA: Malgré les travaux de restauration réalisés depuis son
classement au titre des monuments historiques, la chapelle est aujourd’hui
profondément marquée par les aménagements anciens (modification des
allèges des baies au sud) et les transformations du XIXème siècle
(obturation des baies, percement de la porte charretière, ...). En dépit
des doutes qui subsistent concernant la datation de ces interventions, il
a semblé indispensable d’en faire état dans la présente chronologie.
env. 1260
Construction de la chapelle du
prieuré.
env. 1650
Les bâtiments du prieuré font
l’objet d’importants travaux de réparation et d’embellissement. Ces
travaux qui font vraisemblablement suite aux ravages causés par les
troupes de Turenne concernent également la chapelle dont le comble
incendié sera reconstruit en respectant la volumétrie originelle (voir
carte postale des alentours de 1900). D’autres travaux comme la réfection
des enduits et peintures en trompe-l’oeil qui ont pu être dégradés par
l’incendie pourraient remonter à la même époque. Quant aux allèges des
baies méridionales qui ont été remontées à une époque incertaine,
différentes hypothèses sont envisageables pour expliquer leur modification
(destruction des registres inférieurs des vitraux à la suite de conflits
armés, recherche de symétrie avec le gouttereau nord, travail sur
l’éclairage, aménagements intérieurs, ajout d’un appentis à l’extérieur).
Env.1800
C’est probablement à la suite de
la vente du prieuré comme Bien National que seront détruites les
constructions attenantes à la chapelle (bâtiment prolongeant la chapelle
nord, cloître). La dispersion du mobilier, des revêtements de sol et
d’éléments décoratifs (fragments de vitraux, éventuelles sculptures du
tympan) remonte sans doute à la même époque. La location du prieuré à des
fermiers entraîne de nouvelles vicissitudes pour la chapelle dont une
partie sera munie d’un sol en carreaux de terre cuite et dont le
gouttereau sud sera percé afin de permettre l’aménagement d’une porte
charretière. Les baies seront obturées et un plancher intermédiaire semble
avoir été aménagé.
env. 1900
Le comble vétuste du XVIIème
siècle est remplacé par une toiture plus économique dont la pente est
nettement inférieure.
1943
Classement au titre des monuments
historiques de la chapelle, du pigeonnier et de la cave située au nord de
l’ancien enclos monastique.
1948
Dans son rapport du 23 juillet
1948, l’inspecteur général des monuments historiques Herpe émet un doute
sur le devis présenté par J.-P. Paquet ACMH qui prévoyait la mise en place
d’un chaînage en béton afin de remédier à la « désorganisation des
voûtes ».
1963
La pose de tirants par J.-P.
Paquet à la naissance des voûtes marque la fin provisoire des
interrogations sur les défauts de stabilité de la chapelle. La position
irrégulière des tirants qui sont toujours en place semble toutefois
indiquer qu’il était prévu de poursuivre les recherches d’une solution
définitive.
1986
Réfection de la couverture de la
chapelle nord à l’initiative de Pierre Delacharlery, propriétaire à
l’époque. Y. Boiret ACMH accompagnera ces travaux en phase finale afin
d’assurer leur achèvement dans les règles de l’art.
1990
Y. Boiret ACMH réalise une étude
préalable à la restauration de la chapelle. Le parti de restauration
proposé en conclusion se divise en trois chapitres:
– restauration de la
pointe du pignon ouest
–
travaux préparatoires à la
restauration des
voûtes, charpente et toiture des deux
premières travées ouest (y compris restitution de la géométrie
originelle du comble)
–
achèvement de la réfection
de la toiture et
consolidation des voûtes des deux premières
travées ouest par mise en place de pinces.
Regrettant de n’avoir pu
examiner de façon plus approfondie les problèmes liés à la stabilité de
l’édifice, Y. Boiret souligne que la mise en place de pinces au-dessus des
deux premières travées ouest devra être soumise à des examens
complémentaires lors des travaux de couverture. L’incertitude est d’autant
plus grande que le bureau d’études Bancon émet l’hypothèse, dans un bref
rapport, d’une insuffisance des fondations et des sols.
1990 - 1992
B. Collette, inspecteur général
des monuments historiques, et C. Piel, inspecteur des monuments
historiques, partagent les interrogations d’Y. Boiret et demandent la
réalisation d’investigations complémentaires. Confiées à la société Sol
Progrès, celles-ci permettront de déterminer la géométrie des fondations
d’une part et de connaître la caractéristiques du sol d’autre part.
L’analyse des résultats obtenus conduit à une adaptation du parti de
restauration qui est présenté par Y. Boiret dans un complément d’étude:
–
consolidation des structures par reprise en
sous-oeuvre (à l’aide de longrines et puits en béton), régénération des
maçonneries et assainissement des abords
– réfection de la toiture
(y compris restitution de la géométrie originelle du comble).
Dans la conclusion de ce
complément qui est approuvé par l’inspection, Y. Boiret indique toutefois
que des précisions devront encore être apportées au projet de
consolidation.
Pendant l’achèvement de l’étude
complémentaire, le propriétaire de l’époque entreprend lui-même la pose de
tirants dans l’oculus du pignon ouest afin d’accrocher ce dernier à la
charpente. Les vantaux en bois du portail ouest sont refaits au même
moment.
1995 - 1996
C’est peut-être en raison du refus
du propriétaire de l’époque jugeant la reprise en sous-oeuvre trop
onéreuse que la priorité est finalement donnée aux couvertures.
Celles-ci seront restaurées par V.
Brunelle ACMH qui retient le choix d’Y. Boiret de restituer la géométrie
originelle du comble. Dans le cadre de cette campagne, les maçonneries du
pignon ouest, des arases et des têtes de contrefort seront régénérées et
un réseau d’évacuation des eaux pluviales par gouttières pendantes et
descentes est créé.
Les tirants posés dans l’oculus
quelques années auparavant seront remplacés par cinq tirants neufs liant
le pignon ouest aux pannes.
Août 2005
Le projet de restauration de la
chapelle est accepté par l'architecte des Monuments Historiques. Les
travaux de reprise en sous-oeuvre, après recherche des entreprises les
mieux-disantes mais surtout acceptant notre désir de partage des savoirs,
devraient commencer au printemps 2006. Ils dureront environ 4 ans, et
seront contemporains de l'aménagement des granges.
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Fin 2005 : Le chantier est lancé
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En quoi consiste cette première phase du grand chantier de la
chapelle ?
Il s’agit de la restauration
des maçonneries de la chapelle prieurale, non seulement la
consolidation des structures mais également la restauration d’ensemble
et la mise en valeur que cet édifice mérite.
Une seconde phase moins
urgente sera engagée ultérieurement en se donnant le temps de la
réflexion pour les opérations suivantes ( restauration des vitraux,
traitement du sol, finition, aménagement...).
A la suite des conclusions de
l’étude complémentaire d’Yves Boiret de 1990-1992 et à partir du bilan
sanitaire actuel dont les analyses ont permis de rappeler la diversité
des désordres et d’en définir les origines, un programme de travaux
prévoyant la consolidation par reprise en sous-oeuvre et la
restauration des parties en pierre a ainsi été établi. La plus
importante de ces opérations de mise en valeur est dans doute la
suppression des tirants posés en 1963. En redonnant au volume
intérieur sa pureté et sa dignité initiale, elle représente en effet
en elle seule le renouveau de cet édifice hors du commun.
La restitution du décor de
faux joints sur les parements intérieurs qui peut être envisagée grâce
aux échafaudages nécessaires à la restauration des voûtes et murs a
également été intégrée dans le programme, mais seulement à titre
optionnel. Son exécution sera alors soumise à la réalisation préalable
de sondages et investigations complémentaires. Quant aux baies
obturées ou éventrées dont l’état actuel est incompatible avec la
qualité de la conception d’origine, il est projeté de les rouvrir et
de restituer l’ensemble des remplages. La mise en place d’une
fermeture translucide provisoire est prévue en attendant la mise au
point d’un projet de fermeture définitive (vitrail ou autre) pour
lequel une réflexion plus vaste, voire un concours, pourront être
envisagés. Il en est de même de l’aménagement des intérieurs (sols,
mobilier) pour lequel les intervenants souhaitent prendre un temps de
réflexion et qui sera soumis quand les travaux de consolidation et de
restauration urgents auront avancé.
Le programme s’organise autour des interventions suivantes
(par ordre chronologique):
(mise à jour du 5
février 2012)
1.
Travaux préparatoires aux travaux de
consolidation et expertises diverses.
Faits entre janvier et Juillet 2006
2.
Consolidation de la partie sud-est du vaisseau
principal et de la chapelle nord par
reprise en sous-oeuvre.
Commencée début
septembre 2006
Cette consolidation consiste en la mise en place (terminée le 27
Octobre 2006) de micro pieux enfoncés (comme des tubes de forage
pétrolier) sur 14 mètres (c'est à dire jusqu'au sous sol
granitique), autour de chaque contrefort extérieur de la
façade Sud, et de la
Chapelle Nord.
N.B. : les légendes des photos s'obtiennent en
laissant un instant la flèche de la souris sur chaque photo. L'agrandissement,
en double-cliquant sur l'image.
Autour des contreforts, cela veut dire 2 pieux à l'extérieur, et 2 à
l'intérieur, c'est à dire coté nef. Les pieux extérieurs et
intérieurs, creux, sont ensuite injectés de ciment spécial qui
reflue le long d'eux, comblant tout espace libre.
Puis, ces pieux sont assemblés -extérieur-intérieur - par des
longrines en béton enserrant la maçonnerie des piliers, et donc
glissés sous les murs dont les fondations ne sont pas très
profondes, (moins que les piliers, mais sur 3 mètres quand
même) de façon à former une bloc solide et indéformable).
Cette tranche de travaux, retardée par des discussions d'experts,
devait débuter courant décembre 2006. En fait, elle a été retardée
jusqu'à mi-avril 2007, par la mise au point minutieuse, adaptée à
chaque pilier, de chacune des 25 longrines nécessaires. Ainsi cette
façade Sud ne risquera plus de se déporter comme elle l'a fait
depuis plusieurs siècles (40 cms !) sous les influences des périodes
de sécheresse et humidité alternées. Cela permettra donc de déposer
les tirants intérieurs qui avaient été posés en solution d'attente.
Rappelons que l'inclinaison de la Tour de Pise a été stoppée par
cette technique de micro pieux. Il en est de même pour le
couvent des Bernardins à Paris dont la stabilisation (dans le
terrain marécageux proche de la Seine) a nécessité 300 micro pieux.
Chaque étape est contrôlée par les cabinets d'étude et les
architectes.
Ceci a été précédé par le dégagement de la base de cette façade Sud
sur une hauteur de 60 cm environ.(septembre 2006), et la réfection
de l'écoulement des eaux.
Même traitement pour le mur Nord de la chapelle Nord dont,
parallèlement, le coffrage intérieur a été mis en place. Mais
des éléments de soutènement extérieurs ont été placés pour prévenir
d'éventuels dégâts pendant les vibrations des forages et les mises
en place des longrines, bien que celles-ci soient faites une à une.
Début juin 2007, 2 longrines ont été mises en place au niveau de la
chapelle Nord. Les autres ont été placées successivement
durant tout l'été.
Fin Septembre 2007,
tous les travaux de reprise en sous oeuvre sont terminés,
ainsi que la réfection de l'évacuation des eaux pluviales qui sont
maintenant évacuées vers le puits situé près du portail d'entrée du
prieuré.
L'on attaque le coffrage de la Chapelle Nord
3.
Travaux préparatoires
à la restauration des parements extérieurs et
intérieurs
(Mise en place des échafaudages des voûtes de
la Chapelle pour pouvoir examiner les pierres une à une et
déterminer celles qui sont à remplacer ou restaurer , en mars/avril
2007).
En Octobre 2007, ces échafaudages sont en cours
d'installation.
(en survolant une image, on obtient sa
légende; en cliquent dessus, on l'agrandit)
Mais chemin faisant, des découvertes
sont faites, autant dans les détails des voûtes que dans le paysage
que l'on découvre de la chapelle. Par ailleurs, derrière les
maçonneries qui obturaient les ouvertures, on découvre des vitraux,
hélas trop anciens pour être utilisés, mais qui feront l'objet d'une
exposition. Ils sont expertisés et restaurés par Madame Baudoin.
4.
Restauration des voûtes, et des
parements intérieurs du vaisseau principal.
Elles est prévue pour au moins 2 ans. Les
travaux en cours ont pu être visités lors de l'Assemblée Générale
annuelle au printemps 2008.
5. Durant l'année 2008, toutes les
baies ont donc été rouvertes et les parements extérieurs,
restaurés.
En janvier 2008, les parements
extérieurs de la chapelle Nord et de l'abside sont terminés. Le mur
Nord a été repris au Printemps 2008, après les froids. Ensuite,
l'été 2008, les parements extérieurs du coté Sud ont été restaurés.
La façade c'est à dire le porche d'entrée, le sera au printemps
2009. On envisage une grande porte en verre, avec possibilité
d'occultation si une manifestation nécessite une relative obscurité.
La restauration de cette façade est terminée fin Mai 2009, sauf
toutes les baies (cf.infra)
La réception de l'ensemble des travaux de maçonnerie (extérieur
et intérieur) a été faite le 26 mai 2009 et célébrée par un dîner de
remerciements pour tous les acteurs (artisans, architectes,
ouvriers, famille) qui ont participé aux travaux. Ce dîner a eu lieu
sous les voûtes de la chapelle, avant démontage des échafaudages, la
table de quarante couverts caressée par le soleil couchant pénétrant
par l'oculus de la façade.....(les victuailles avaient été hissées
grâce à la poulie de service !)
Les moyens de fermeture des baies
- 150 m2 - (qui doivent être à la fois élégants et isothermes) sont
en cours d'étude. Mais, on s'oriente vers des double vitrages (pour
garantir l'étanchéité thermique) dont la surface sera recouverte par
des voiles de tissu (pour améliorer la qualité acoustique de la
nef). La menuiserie métallique qui les tiendra sera incluses dans
les feuillures existantes.
Le chauffage
sera assuré de façon écologique, par le sol et sera d'origine
géothermique. Mais il sera complété par l'isolation du toit, lors de
l'aménagement des combles.
6. Vers la
fin des travaux
On peut donc penser que
l'étape "pierre" sera terminée à l'été 2009. Restera le problème
de la fermeture des baies et celle du
chauffage qui sera sans doute résolu par le chauffage du sol grâce à
la géothermie.
Au total, la chapelle
devrait être pleinement opérationnelle à l'été 2011.
7. Les baies,
en cours de fermeture, seront toutes fermées avant l'été 2012
Le chantier a donc
eu un léger retard, compréhensible étant donné la multitude des
problèmes surgis chemin faisant. Ainsi les pierres formant
l'entourage des baies doivent être reprises une à une, voire
démontées, pour certaines remplacées, avant de recevoir les
feuillures métalliques qui portent les double vitrages.
En février 2012,
après un essai sur la baie au dessus du porche,
les
baies de la Chapelle nord et de l'abside sont terminées, et l'on
attaque le coté sud.
Ainsi, la chapelle
sera "hors air" à l'été 2012.
Mais au fait, n'est ce
pas vers 1260 (voir l'histoire du
lieu) que les travaux de construction ont commencé ? Mais c'est
en 1263 que les premiers moines s'y installèrent : 1263 - 2013
? Cela fait 750 ans : souvenez-vous de cet anniversaire : les Amis
du Prieuré, eux, y pensent sérieusement !
Quels sont les autres
projets d’aménagement du site du prieuré ?
Lors de la dernière AG des
« Amis du Prieuré » ont été présentées les premières esquisses du
projet de transformation des bâtiments de la cour basse avec
l’aménagement de la grange « Saint Augustin » en espaces de travail,
d’exposition et de réunions et à moyen terme en extension des
possibilités d’hébergement. Ces projets s’inscrivent dans l’étude de
transformation de l’ensemble du site, dont nous vous rappelons ici les
axes de travail :
D’abord revenons sur le
prieuré actuel qui se compose de trois groupes de bâtiments :
1- La chapelle et la cave,
derniers vestiges de l’ensemble conventuel,
2 - La maison dite « de la
chapelle » ; il s’agit des bâtiments agricoles de l’ancienne
basse-cour,
3 - Les bâtiments de la
basse-cour moderne : au sud, la maison dite « des amis », à
l’ouest la grande grange dite « Saint Augustin » , la maison dite
« des furets », et la construction en pan de bois, au nord les granges
et ateliers, et à l’est l’aile dite « grande maison ». Enfin, au
centre, le pigeonnier qui remonte à l’époque médiévale.
Comme l’élaboration du projet
de restauration du prieuré est le fruit de rencontres, la fonction
future du lieu se précise progressivement. Aujourd’hui, les grandes
lignes du programme fonctionnel sont claires :
Comme à sa fondation, le
prieuré de Bray sera un lieu de vie, de production et d’échange ouvert
sur l’extérieur. Bien que les hypothèses d’évolution du projet à long
terme soient encore multiples, le programme devra prendre en compte
les fonctions majeures suivantes :
a/ressourcement
Conformément à son
organisation première, la haute-cour conventuelle du prieuré doit en
rester le coeur spirituel. Si la chapelle restaurée n’est pas destinée
à être de nouveau vouée au culte, elle est préservée de tout programme
lourd et permanent et reste un lieu de recueillement.
b/activités économiques
Des surfaces seront aménagées
pour accueillir de jeunes entreprises dans un cadre de fonctionnement
de type « pépinières ». Les professionnels bénéficient d’un accès aisé
et des facilités de télécommunications modernes. Des services communs
seront mis à leur disposition. Si des professionnels de secteurs très
variés peuvent être accueillis, le prieuré n’est pas adapté à recevoir
des entreprises de taille importante.
c/résidence
Des logements supplémentaires
viennent compléter l’offre résidentielle offerte par les trois maisons
du prieuré. Ces logements sont plus spécialement destinés aux
travailleurs du site ou aux résidents temporaires. Ils doivent être
modulables afin de s’adapter à des cas de figures très variés.
d/rassemblement et échange
Une grande salle de réunion
est nécessaire et doit pouvoir être utilisée à des fins multiples. Ce
sera le lieu majeur lors des grands rassemblements. Un grand nombre de
lieux intérieurs et extérieurs à usage commun enrichiront les échanges
entre les différents usagers quotidiens et occasionnels du site.
Enfin, l’« association des
amis du prieuré » qui gèrera le fonctionnement global du lieu
disposera de locaux comprenant : accueil, espaces de travail pour ses
permanents et espace de réunion.
e/ouverture
sur l’extérieur
Le prieuré doit s’ouvrir sur
l’extérieur. Il est tourné vers le hameau de Bray et ses habitants. Il
s’intègre dans son environnement paysager et participe à sa gestion :
(cours d’eau, bois, prairies ...) .
Le schéma
d’aménagement d’ensemble en préparation devra constituer un outil de
gestion du site à long terme, et dresser les grandes lignes
directrices de sa transformation y compris les accès, stationnement et
aménagement paysager…
Equipe des architectes
du patrimoine en charge du dossier:
Perrine LECLERC ; Thomas
GAUDIG ; Guillaume MOINE
Membres du Comité
« Travaux, suivi et optimisation budgets/chantiers »
Virginie SAUNIER ; Michel
BONGIOVANNI
le planning prévisionnel :
2006 Début des
travaux de consolidation des murs et voûtes de la Chapelle
(début effectif septembre 2006)
2008 Objectif d’achèvement de
l’aménagement sommaire de la "grange St Augustin" et de la "maison des
furets" (espaces nettoyés et sécurisés, offrant un abri utile pour
accueillir les rassemblements programmés ou improvisés). Ces locaux
d’activité de l’aile ouest de la cour basse, seront gérés et animés
avec l'aide des « amis du prieuré »
2009 Objectif d’achèvement de la
première phase de travaux sur la chapelle.
2015 Objectif d’achèvement des
extensions d’hébergement sur l’aile nord de la cour basse.
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