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Compte rendus de quelques réunions
SEMINAIRE DU 6 DECEMBRE 2003 Thomas GAUDIG, Perrine LECLERC, Guillaume MOINE Le séminaire du 6 décembre 2003 était organisé par Laurent et Sophie Sirot, Philippe et Catherine L’Helgoualc’h en collaboration avec l’équipe projet : Thomas Gaudig, Perrine Leclerc, Guillaume Moine. Il s’est tenu au prieuré de Bray dans la maison de la chapelle par un jour de grand froid et réunissait 32 personnes parmi les relations amicales et familiales des porteurs du projet. D’horizon et d’âge divers tous étaient intéressés d’une façon ou d’une autre par le projet naissant. Ce séminaire avait pour objectif d’amorcer la réflexion et la concertation autour du futur programme du prieuré. Liste des personnes conviées : Yves de la Bedoyère; Catherine Bordier; Marion Bordier; Claire Ferras; Thomas Gaudig ;Catherine et Philippe L’Helgoualc’h; Charles L’Helgoualc’h; Pierre L’Helgoualc’h; Francis Lauzol; Mme Le Hodey et Patrice Le Hodey; Perrine Leclerc; Marie-France Lilly; Guillaume Moine ;Père François de Mauny; Pâquerette et Jacques Pernollet ;Quentin Perret; Denis Primard,; Geneviève et Claude Saunier; Virginie Saunier; Betsy et Henry Sirot; Sophie et Laurent Sirot; Pauline Sirot; Marguerite Sirot; Sherry Thévenot; Jean-Louis Vacher; Bertrand Vaganay. 1. Déroulement de la journée Lancement de la journée Les invités sont arrivés autour de 9h30. Après une collation, Laurent Sirot et Philippe l’Helgoualc’h ont ouvert la journée en retraçant les grandes étapes de genèse du projet depuis leur découverte respective du site jusqu’à l’organisation de la réunion du jour avec l’équipe d’architectes. Après avoir rappelé les objectifs de la journée et annoncé la création de l’association des « Amis du prieuré de Bray sur Aunette », les porteurs du projet ont invité chacun à se présenter en quelques mots lors d’un tour de table général. Présentation du contexte par le groupe projet Pendant environ une heure, le groupe projet a présenté le contexte général de l’opération à l’appui d’une projection informatique. Les thèmes suivants ont été abordés : le site, la chapelle, le potentiel et les perspectives. Cet exposé visait à donner à chacun les mêmes bases de réflexion avant le travail de groupe. A l’issue de cette présentation, un dépliant de synthèse a été distribué à chaque invité. Travail de groupe Les membres du séminaire se sont répartis en quatre groupes de travail prédéfinis guidés par quatre rapporteurs. Au sein des groupes et ce pendant une heure et demi, tout le monde s’est exprimé sur la question posée dès le départ à savoir : « Vous disposez de ce lieu. Vous n’avez pas de contraintes financières à ce stade et vous vous donnez 5 ans pour y lancer une activité d’intérêt général. Votre objectif est de créer quelque chose d’original, tourné vers l’avenir, porteur d’espérance et d’un message fort et optimiste, ouvert sur le monde d’aujourd’hui, respectueux de l’histoire et du paysage, rassembleur des cultures et des religions, et dont le fonctionnement à terme serait économiquement équilibré… Vous avez quelques mois pour faire une proposition… Quels seraient les axes possible ? Quel pourrait être le projet que vous mettriez en œuvre ? » Des idées variées ont été lancées, des plus concrètes aux plus utopique. Chaque groupe a suivi une orientation propre. (Ces réflexions sont résumées dans la partie 2 du compte-rendu.) Déjeuner et visite du site Les échanges se sont poursuivis de façon informelle entre les personnes des différents groupes lors du déjeuner. A la fin du repas, les moins frileux ses sont rendus dans la chapelle ou sur le site afin de mettre en perspective grandeur réelle certaines idées. Bilan et clôture de la journée Les rapporteurs des quatre groupes ont résumé les principaux axes de discussions développés le matin. Les mots clefs sont reportés sur un paper-board pour mémoire. De la confrontation de ces idées ébauchées séparément émergent des premières lignes récurrentes. Elles constituent les germes d’un programme à mûrir. Pour clôturer la journée, les porteurs du projet remercient l’assemblée et invitent chacun à poursuivre la réflexion et à leur en faire part. 2. Les idées avancées Groupe 1 – Rapporteur D. Primard Ce groupe a profité de l’occasion pour, selon ses termes, faire éclater ses utopies. Multiactivité dans un contexte rural Des idées diverses inspirées d’exemples connus sont émises en premier lieu : expositions d’art dans la chapelle, centre d’art sacré contemporain … Il est apparu qu’un tel programme ne pouvait être pérenne que s’il était intégré à un réseau régional ou national. La richesse culturelle de l’Oise devrait permettre cette ouverture. La multi-activité a semblé être un moyen d’atteindre un équilibre financier. Pour que le projet garde du sens dans ces conditions, il faut conserver une finalité commune, éviter l’hyper activité et s’insérer dans un contexte rural, rayonner également dans le très local. Ces exigences ont paru réalisables à l’ensemble du groupe. La chapelle comme témoin Une surface au sol d’environ 200 m2, c’est une capacité d’accueil de 200 personnes. D’accord, mais plutôt que de vouloir à tout prix remplir la chapelle de fonctions, le groupe a songé, après la présentation de l’édifice faite plus tôt, à l’envisager simplement pour ce qu’elle est en tant qu’espace, comme un témoin, comme une leçon d’architecture. Dans notre environnement urbanisé aux espaces souvent sans qualité, conserver pour lui-même le modèle d’ « une petite chose bien conçue » est un hommage aux maîtres d’œuvre gothiques et une utopie à étudier. Cet objet pourrait être un sujet d’étude pour les visiteurs et pensionnaires du site. Parce que l’étude seule d’un objet est peut être trop peu concrète et réservée à un public trop restreint, la chapelle pourrait sûrement plus facilement être exploitée comme un témoin des savoir-faire passés. Le prieuré deviendrait un centre sur les techniques de l’architecture gothique, qui sur l’exemple modeste de la chapelle et de son chantier de restauration pourrait avoir un rayonnement élargi dans une région très riche en édifices de cette période. Transmission et formation Même si les retraités constituent un public providentiel, il a semblé qu’un effort important devait être porté vers les jeunes. C’est un moyen de relier passé et futur. Un site comme le prieuré de Bray, au travers son caractère spirituel, artistique mais aussi technique et agricole peut redonner aux jeunes le goût des choses, d’un univers moins consommateur. Le site doit pouvoir accueillir des classes d’enfants et adolescents durant l’année scolaire ou les vacances. On pourrait établir un échange de savoir dans le sens de la transmission et de la formation. Groupe 2 – Rapporteur J.L Vacher Parmi des idées aussi diverses que le concours de pêche et le tournoi de Tennis, il est possible de dégager trois axes principaux. La spiritualité du lieu. C’est l’élément principal mis en évidence lors de cette petite heure et demie Spiritualité aussi bien religieuse que personnelle. Lieu de méditation, de contemplation, d’extrême ressourcement. La position esseulée de la chapelle dans le site et l’architecture particulière précédemment développée amènent à cette recommandation. Le paysage autour de la chapelle joue un rôle évident puisqu’il révèle le monument. La pelouse, les arbres, le mur d’enceinte, les différentes altimétries, l’étang, les champs, les chemins, les architectures avoisinantes, les perspectives,… C’est un Ovni cohérent avec ses logiques propres au centre d’un univers naturel. A nous de définir leur rapport. Rapport intéressant du vide (espace de la nef) dans un plein (maçonneries de la chapelle) lui-même dans un vide (l’extérieur) qui est plein (éléments naturels) Vous me suivez ? Enfin, c’est l’espace de la nef avec son uniformité qui appelle à cette « sérénité spirituelle». Espace qu’il faut préserver. Le rayonnement du prieuré, son rapport à l’extérieur. A l’origine, il existait un double rapport entre le prieuré, communauté monastique, et l’extérieur. Double rapport car il avait une relation avec le village de Bray (à travers l’église) et une relation avec Paris (grenier à blé) Il a semblé intéressant d’exploiter ces relations. Les nouveaux occupants sont liés à Paris par leur passé et leurs connaissances. Le prieuré n’est éloigné que d’une cinquantaine de kilomètres de la capitale et son architecture est le fruit d’une synthèse architecturale d’édifices essentiels d’île-de-France. Pour le village, le prieuré est Son Monument Historique. Il y est affectivement attaché et la notion de mémoire collective est assez forte. Moteur d’une économie à l’époque médiévale, il pourrait retrouver cette fonction. Cette relation à l’extérieur dépasse même les limites du village. Mais le rapport est plus ambigu et plus riche. La notion de filtre monastique a été développée. Un rapport à l’extérieur mais avec des règles bien précises, des clôtures, des liens,… Les arts. Quelques manifestations artistiques se sont déjà déroulées sur le site : Concerts, tournage de film … Un programme lié aux arts est une solution qui peut être qualifiée de « facile » car inhérente à ce type de projet dans 95% des cas. C’est aussi une réponse profondément contextuelle dans la mesure où la rencontre des différents arts a été fondateur de l’ensemble prioral d’origine. Cependant, si le domaine artistique prend pied à Bray, il ne peut l’être que dans un but précis et non dans la simple utilisation d’une coquille vide. L’idée de représenter les sept arts ou finalement l’ensemble du monde artistique peut être intéressant si chaque discipline utilise le prieuré non pas comme un théâtre mais comme une racine. Maintenant, pourquoi héberger une activité artistique ? Pour la création artistique ou pour son rayonnement. Lieu de création ou de transmission ? Groupe3 – Rapporteur Q. Perret Par provocation, ce groupe se désigne comme le groupe mercantile, celui qui veut exploiter au mieux le site. Associer activités sociales et lucratives Pour garantir le succès du prieuré, il est nécessaire de combiner sur une année les activités lucratives et sociales. Les activités lucratives s’appuient sur les potentiels du site (proximité de Paris, surfaces pour l’hébergement) peuvent prendre différentes formes : organisation de mariage, accueil de scouts, centre de séminaire, hébergement de comités d’entreprise …) Un principe de fonctionnement basé sur l’échange de savoirs et associant dans un même programme le côté social et le côté lucratif est avancé. L’échange des savoirs pour retraités actifs Aujourd’hui, les retraités sont jeunes et sont encore actifs. Ils ont eu une vie chargée dans laquelle ils ont développé un ou plusieurs savoir-faire. Chacun peut donc transmettre à l’autre et apprendre de l’autre. Ainsi peut s’établir un échange qui peut prendre la forme de séminaires pluridisciplinaires ou de semaines thématiques par exemple.
Groupe 4 - rapporteur : Pierre L’Helgoualc’h Les éléments cruciaux qui ont été soulignés par ce groupe sont sans doute la nécessité d’exprimer la raison d’être du projet et la possibilité de faire du prieuré un lieu de rencontre et d’échange notamment pour des groupes sociaux complémentaires. La raison d’être du projet La question fondamentale de la raison d’être du projet, de son âme et donc de la mission que les personnes impliquées ont à assumer constitue peut être l’enjeu principal de cette grande entreprise. S’il est en effet indispensable de s’employer avec toute son énergie à la concrétisation du projet, il est indispensable qu’on soit parfaitement conscient du sens profond de ce qu’on souhaite concrétiser ou, autrement exprimé, du « pourquoi ». Seule la prise de conscience du contenu et de l’objectif « spirituel » de la mission que l’on accomplit peut réellement animer – c’est-à-dire donner une âme – au projet. Ce constat peut être rapproché de l’une des premières réflexions déjà bien présente avant le séminaire ; dès le départ, il avait ainsi été souligné que l’originalité du projet ne serait pas forcement inhérente aux activités qu’il propose mais à l’esprit qui les anime. La question de l’esprit et de la spiritualité a tout naturellement conduit à la réflexion sur le rôle que la religion et la foi pourront jouer dans la recherche de ce sens profond. L’importance de la présence de ces éléments porteurs d’énergie spirituelle par excellence et l’esprit d’ouverture, la tolérance et l’ « universalité » qui leur pourra assurer leur rayonnement aura été l’un des éléments récurrents du séminaire.
L’échange pour groupes sociaux complémentaires Le deuxième point qui a retenu l’attention est celui de la rencontre et de l’échange de groupes sociaux complémentaires. L’observation qui se situe au départ de cette réflexion est celle de la présence de deux groupes sociaux dont la place dans la société moderne semble être de plus en plus incertaine, à savoir, des adolescents et jeunes adultes énergiques mais en manque de repères et de perspectives d’une part et des jeunes retraités riches en expérience mais désormais déconnectés de la vie professionnelle et active d’autre part. La seule juxtaposition des éléments qui caractérisent la difficultés actuelles de ces deux groupes aura suffit pour comprendre instantanément leur complémentarité, c’est-à-dire, le potentiel d’échange entre eux qui pourrait permettre de combler le vide que ressentent les uns et les autres. Là encore, il convient de signaler le rapprochement qui peut être fait avec l’une des réflexions initiales (l’échange des savoirs au sens le plus large). La possibilité d’intégrer des écoles dans la concrétisation de ce type de d’échanges entre différents groupes sociaux a été évoquée dans ce contexte.
L’accueil A côté de ces éléments portant sur le contenu « immatériel » du projet, un certain nombre de points plus pratiques ont été rappelés. Leur intérêt réside dans le fait qu’ils constituent une base fonctionnelle sans lequel les objectifs spirituels ou intellectuels ne sauraient être concrétisés. L’un des points essentiels est incontestablement l’importance de l’accueil, donc la capacité d’hébergement du site. La qualité de l’hébergement – assurée par la création de logements ou de chambres, par la restauration et avant tout l’esprit de convivialité – constituera l’un des atouts majeurs du site. Les travaux nécessaires à la réalisation de ces conditions d’accueil devraient alors faire partie des priorités dans l’établissement d’un programme global.
Le pigeonnier Le pigeonnier, lui aussi protégé au titre des Monuments Historiques, mérite non seulement d’être pleinement intégré dans le programme de réhabilitation, mais devrait y occuper une place d’honneur. Sa position isolée au sein du prieuré fait de lui un bâtiment privilégié et donc un endroit de prédilection pour une fonction hautement symbolique (accueil central du public, association, bibliothèque ?) Synthèse et conclusion Au regard des différentes interprétations développées dans les groupe, certains éléments semblent selon nous essentiels dans la poursuite de la réflexion. - La dimension spirituelle du lieu ne peut être occultée. Si actuellement, on parle de spirituel plus que de religieux ou bien de lieu rassembleur de religions, il ne semble pas inimaginable de conserver une idée chrétienne forte. Sans peut-être pousser l’idée jusqu’à réintégrer une communauté, le caractère religieux historique du prieuré doit servir de racine et de témoin à sa prochaine réutilisation. Il ne s’agit pas forcément de rouvrir le lieu à l’activité de culte mais surtout de garder en soutien ce qui a présidé à sa fondation. - La qualité spatiale de la nef a suscité de nombreuses passions. On a parlé de vide, puis de présence et de présence dans le silence... Le débat sur la question du vide et de son rôle n’est pas clos. L’intervention (n’)est-elle (qu’)intérieure ou extérieure ? - L’idée d’un programme multi-artistique autour des sept arts est à approfondir (et combinable avec le spirituel). Le site se prête facilement à ce type d’usage de part sa situation géographique et sa capacité en infrastructures et en terrains. La proposition d’un parc de sculptures monumentales inspiré par le caractère d’objet posé et dégagé de la chapelle a été évoquée. Cependant, le prieuré ne peut pas être le simple décor de ces activités. - Les relations entre le prieuré et l’extérieur sont essentielles. Toujours en se basant sur les logiques historiques, le rôle de grenier à blé de Paris est un thème intéressant. De plus la mémoire collective incite à s’ouvrir vers le village. Le lien est à retrouver entre le prieuré et sa proximité. - Thème de départ, l’échange a été développé. On a parlé de groupes sociaux différents, de générations aux attentes combinables : les jeunes qui n’ont pas assez de repères, les vieux qui en ont trop. Finalement, l’idée de rencontre et de métissage des savoirs était bien présente mais sous des formes différentes. Faut-il se servir du terrain artistique pour parvenir à cette rencontre ? - Quelque soit le programme à venir et à fortiori s’il revêt un caractère pluriel, il est fondamental que celui-ci soit présidé par une idée fédératrice. Valeur, règle, concept ... cette idée encore imprécise semble déjà s’ébaucher dans l’enthousiasme qui a animé cette journée. COMPTE RENDU N°13 Thomas GAUDIG, Perrine LECLERC, Guillaume MOINE Personnes présentes Laurent Sirot Philippe L’Helgoualc’h Catherine Thomas Gaudig Perrine Leclerc Guillaume Moine Depuis le 29 mai ... La journée du 29 mai a réellement marqué une étape décisive dans la concrétisation du projet. Elle a d’abord permis de vérifier son effet mobilisateur et sa capacité à susciter l’enthousiasme auprès de tous. Les retours sont nombreux et engagés : adhésions, dons exceptionnels et propositions diverses. Chaque piste évoquée par les participants dans les fiches (contacts à établir, offres de bénévolat, idées de programme ou d’évènements à organiser ...) sera prise en considération. Même si les objectifs se préciseront par la suite, toutes ces initiatives aussi diverses soient-elles doivent à ce stade être encouragées. L’enthousiasme est partagé par toutes les générations. Les jeunes ont fait part en effet aux porteurs du projet de leur envie de participer activement. L’esprit intergénérationnel imaginé dès le départ semble fonctionner sans être forcé. La création d’une éventuelle «cellule jeune» est une idée à approfondir. Le succès de la journée fait pressentir aux porteurs du projet que c’est en réitérant ce genre de manifestations autour d’un thème (musique, arts du spectacles, savoirs - faire locaux ... ) que le projet pourra asseoir ses bases et rassembler plusieurs centaines d’adhérents avant même l’installation d’activités sur le site. Ce type d’évènements ne semble pas souffrir de la mise en sécurité de la chapelle qui entraîne nécessairement sa non - utilisation. Le fait de voir l’édifice sans y entrer n’a pas constitué un obstacle dans le déroulement de la journée et semble au contraire susciter l’envie de participer. Enfin, le 29 mai a donné un coup d’accélérateur à la mise en place de la structure associative qui sera installée provisoirement dans la maison des amis. Un bureau dont la première réunion se tient ce jour est constitué. Deux personnes jeunes et habitant dans la région sont intéressées pour assurer chaque semaine le portage et la gestion administrative du projet. Devant cette concrétisation rapide et très encourageante, il apparaît nécessaire de songer dès à présent à l’aménagement de locaux (bureaux et hébergements) dans les corps de ferme. La réalisation d’un dossier de travaux pour le mois de septembre sera rediscutée lors de la prochaine réunion. Même si cette première journée de communication était restreinte à un entourage proche, le projet va commencer à faire parler de lui au travers les réseaux de relation de chaque participant. Ce rayonnement naissant implique certaines précautions. Il faudra assurer une diffusion ciblée vers certaines personnes ou institutions clefs (conservation, mairie ...) afin d’éviter les court-circuitages qui pourraient handicaper le projet par la suite. Ainsi, le conservateur sera contacté prochainement par les porteurs du projet qui ont par ailleurs, discuté avec le maire de Rully le 12 juin. La mairie encourage l’initiative du prieuré, dans la mesure où elle peut apporter des activités sur le territoire de la commune et être le vecteur d’une insertion de premier plan dans le nouveau Parc Régional. La mairie aura besoin d’être tenue informée du projet pour en devenir partenaire et assurer la bonne gestion de la circulation et de l’assainissement de la commune. A ce sujet, elle prévoit dans les années à venir le déplacement de la station d’épuration. Ce remplacement est opportun dans la perspective de l’ouverture d’un accès depuis l’église paroissiale, cheminement jusqu’alors ponctué par l’étape peu agréable du passage devant la station. La réouverture de ce chemin ne semble pas poser de problèmes à la commune qui trouve au contraire l’hypothèse séduisante. Le projet sera présenté au conseil prochainement. Sondages et prélèvements dans la chapelle Les quelques menues opérations chirurgicales opérées ce jour sur l’édifice ont permis de prélever des échantillons représentatifs du type de mise en oeuvre et de finition. Les matériaux sont transmis au L. R. M. H. (Laboratoire de Recherche sur Les Monuments Historiques) pour être analyser. Des indications quand à la provenance, la composition ou encore la datation des éléments sont attendues. Certains points intéressants ont par ailleurs été observés lors de la campagne du jour. - Le remplissage en plâtre du tympan du portail occidental cache un blocage en moellons et terres cuites. Aucune trace de dalle sculptée n’a pu être découverte pour l’instant - De nombreuses traces de badigeon sont repérables sur l’ensemble des surfaces intérieures : badigeon blanc à faux joints rouges dans le chevet, badigeon orangé à faux joints blanc sur le revers de la façade occidentale par exemple - Des traces de peinture (bleu et or) sont visibles sur la clef de voûtes du chevet et également sur les nervures. Ces parties pourront être analysées plus finement depuis l’échafaudage de travail. - Les colonnes de la nef sont reliées par une longrine transversale en pierre calcaire. La fonction et l’efficacité de ce dispositif original sont à élucider. Il aurait pu être mis en place pour liaisonner les deux flancs de l’édifice posés sur des sols aux caractéristiques différentes. - Des traces d’une chape et de larges éléments de terres cuites probablement ultérieurs à l’édifice sont en place sous les graviers. - Les vitraux conservés contiennent de nombreuses parties en grisailles... L’analyse des pierres et les observations de terrain nous renseigneront sans doute plus que celle des textes. Une recherche effectuée cette semaine à la Bibliothèque Nationale de France confirme que les données d’archives sont muettes sur l’histoire du prieuré de Bray... En revanche, Laurent et Philippe ont entendu dire que certaines parties de l’édifice (sol, bâtiment annexe) auraient été réutilisées dans des bâtiments connus des environs. Ces informations à envisager avec précaution ne doivent pas être négligées. Une visite de ces lieux sera réalisée lors d’un prochain déplacement. Le repérage des sondages de fondations a été communiqué par le cabinet Bancon aux architectes. Ces investigations seront réalisées au cours du mois de juillet. Le prochain rendez-vous : Samedi 10 juillet à préciser |